10 règles pour écrire un bon scénario

Sujet(s) abordé(s) :

Comment commencer à écrire un scénario ? Et surtout, comment écrire un bon scénario ? Voici dix conseils pratiques qui me semblent les plus importants à retenir pour se lancer et travailler le plus sereinement possible à cet objectif. Ces conseils vous aideront à faire le tri entre les fausses bonnes idées et celles qui méritent d’y consacrer plusieurs mois voire plusieurs années.


En effet, quand on est scénariste, des milliers de règles existent et parfois se contredisent sur comment écrire un bon scénario. Il n’y a qu’à voir la bibliographie et l’ensemble des conférenciers sur le sujet. Certains passent leur temps à bouquiner ces règles et n’écrivent jamais rien, quand d’autres les oublient et écrivent au kilomètre (c’est-à-dire mal). Certaines règles sont parfois motivantes alors que d’autres sont inhibantes ou compliquées. Mais au fond, toutes les règles doivent servir à se donner des points de repère. Pour être le plus efficace possible, nous vous proposons avec la méthode d’écriture High concept de simplifier à l’extrême les différents outils de dramaturgie à votre disposition.

  1. Écrire c’est réécrire.
    • Tout le monde a des idées, vous, moi, votre grand-mère ou votre coiffeur. Et si on faisait un film qui raconte l’histoire de X, je suis sûre que cela intéresserait les gens ? Cette phrase, vous l’avez peut-être entendue cent fois. La première différence entre un scénariste et un non scénariste est d’abord la capacité à écrire cette histoire. Tant qu’elle est dans l’air, cette histoire ne vous appartient pas. Si vous passez un mois enfermé chez vous à l’écrire, vous en devenez l’auteur.
      Alors, certes avoir des idées fait partie du métier, mais cela ne suffit pas. Pour savoir si vous tenez un film ou une série, il faut essayer de les écrire et de les réécrire encore et encore. C’est là bien sûr que la difficulté commence. Une bonne idée au départ peut s’avérer stérile au bout de quelques pages, tandis qu’un vague thème peut vous conduire à broder une épopée. Comment faire la différence ? S’il nous fallait écrire 120 pages à chaque fois qu’on a une idée de film, on serait vite épuisé ! Ce procédé est couteux en énergie et est peu efficace car il génère beaucoup de déchets et de découragement. Que faire ? (voir point ci-dessous)
  2. Écrire c’est créer un concept original.

    • Une idée en soi n’a aucune valeur. Elle appartient à tout le monde. D’ailleurs, plusieurs films peuvent parler de la même idée sans pour autant être similaires. Ainsi, pour commencer à écrire, il ne faut pas simplement s’arrêter au stade de l’idée, il faut pouvoir aller plus loin et la formaliser dans un document qui contient la plus petite unité d’histoire originale (et qui cette fois-ci peut se protéger par le droit d’auteur). Nous parlons ici d’un concept original. Un concept n’est ainsi pas seulement une idée, c’est une mise en forme ainsi qu’une combinaison d’éléments originaux (personnages, déclencheur, objectif, tâche) qui la rend unique. C’est d’ailleurs le point de départ idéal pour travailler une histoire. Avec le 1-2-3 (commencez votre formation en découvrant le 1 du 1-2-3), votre simple idée devient un concept avec un début, un milieu et une fin. Vous maniez des fonctions dramatiques simples (déclencheur, tâche, climax) qui vous permettront de voir votre histoire dans son ensemble. Bien évidemment, plus vous retravaillerez et réécrirez les phrases de votre 1-2-3, plus vous aurez exploré de voies, plus vous saurez où vous voulez aller. Vous vous serez par ailleurs économisé en sauvegardant beaucoup d’énergie mentale. Une fois votre 1-2-3 posé, vous pourrez ensuite attaquer votre continuité (et c’est encore une autre histoire…).

  3. Écrire c’est structurer encore et encore.

    • La plupart des cours sur le scénario font reposer une grande partie de l’enseignement sur la trajectoire des personnages, la maîtrise du thème ou du genre éventuellement et bien évidemment sur la maîtrise de la structure. Ce dernier point est d’une importance vitale pour avoir une vision claire, compréhensible de son histoire. Pourquoi insister autant ? Vous savez qu’il existe trente-six situations dramatiques et qu’il y a de bonne chance, surtout si vous avancez sur un low concept d’avoir une histoire qui ressemble à un moment ou à un autre à quelque chose de déjà fait ou de déjà vu. Une des façons de se démarquer est d’avoir un high concept bien évidemment (c’est ici pour maîtriser les techniques de brainstorming et créer un high concept), mais aussi et surtout une structure bien réalisée, cohérente et qui présente au moins une intrigue principale menée de bout en bout. Tout comme avec un bâtiment ou un pont, l’important n’est pas forcément l’allure mais le fait qu’ils tiennent debout malgré les conditions météo et qu’ils inspirent assez confiance pour nous faire nous y engager sans crainte. Plus vous avancez dans votre art, plus vous pouvez prendre des libertés avec les figures de base de la structure (cf. les scénaristes ceinture noire), cependant, plus votre structure est maîtrisée, moins vous prêterez au flanc de la critique. C’est une chose de ne pas plaire, mais avec une structure maîtrisée, personne ne pourra vous dire que votre projet est nul.
  4. Écrire c’est s’économiser.

    • Les meilleurs scénarios ne sont pas forcément ceux où il se passe énormément de choses avec des univers chargés et de la complexité à gogo, c’est même plutôt l’inverse. Quand votre structure fonctionne à l’économie et à l’efficacité, où chaque élément est assimilable à un domino qui fait avancer l’histoire et que vous ne pouvez pas l’enlever sous peine de faire s’effondrer tout le château de cartes, alors vous savez que vous avez atteint un raffinement et une perfection appréciable. Pourquoi faire de longs discours alors qu’un hochement de tête suffit ? Il vous faut ainsi toujours vous demander si chaque scène en vaut la peine. Pour cela, il suffit de s’imaginer en train de convaincre un producteur : est-ce que cette scène de train avec tous les décors et les acteurs mobilisés vaut la peine ? N’est-ce pas la même que la scène précédente pour le personnage ? En quoi est-elle indispensable à mon intrigue ? Imaginez-vous argumenter avec votre producteur qui doit s’assurer que chaque euro dépensé soit rentable. Tous les aspects d’un scénario sont simplifiables : le nombre de personnages, de décors, d’intrigues, etc. Pourquoi faire deux intrigues parallèles avec deux personnages qui ont la même trajectoire alors qu’une seule suffit ? Enfoncer le clou avec une redondance de scènes qui disent exactement la même chose peut nuire à l’impact émotionnel global de votre histoire. Mieux vaut alors un seul moment fort que plusieurs moments faibles !
  5. Écrire un scénario c’est utiliser la grammaire du cinéma.
    • N’importe qui peut créer un personnage qui ouvre la bouche pour nous parler de sa vie. Certaines personnes le font d’ailleurs avec un certain talent, elles décrivent très bien des situations drôles, poétiques ou déchirantes (dans un roman !). Mais les films et les séries sont d’abord et avant tout des supports visuels. C’est pour cette raison que le langage cinématographique a instauré des codes et des façons de nous montrer ce qu’un personnage pense ou ressent. Une des règles importantes à s’appliquer à chaque fois que nous devons écrire une continuité est ainsi d’écrire le plus VISUEL possible (cf. ce que les Américains appellent le « show don’t tell ». Il faut ainsi toujours se demander ce que va voir et entendre le (télé)spectateur. Quelles scènes puis-je créer pour mettre en valeur telle ou telle autre particularité ? Dans quel ordre mettre mes différentes scènes pour générer l’illusion d’une routine ou d’un long espace de temps ? Plusieurs outils existent : les ellipses (jouer avec les effets du montage), les effets de contraste, ou encore les dialogues, qui contrairement à l’usage que certains auteurs débutants en font, ne doivent jamais servir à l’exposition ou à apporter de l’information personnage (cf. notre cours pour étoffer votre palette cinématographique et découvrir les différents moyens de commencer un scénario).
  6. Écrire c’est travailler sur un matériau personnel.
    • Cette règle est très vraie et pourtant parfois stupide. Steven Spielberg n’a pas rencontré E.T. avant de créer le personnage ni des aliens avant de filmer Rencontres du troisième type et pourtant, ses personnages d’extra-terrestre nous paraissent aujourd’hui une référence. Pas besoin non plus d’aller sur la lune pour écrire à ce sujet ! Cependant, il est toujours possible de ramener son ignorance à sa propre expérience. Spielberg n’a pas rencontré d’extra-terrestre mais il sait surement quelque chose de l’isolement et de la solitude. De même, en fonction de vos genres de prédilection, vous pouvez vous appuyer sur votre compréhension de la peur, ou de la confiance dans la science par exemple pour écrire sur des sujets qui dépendent de ces valeurs. C’est parce qu’il est difficile de parler d’un sujet qui nous est complètement étranger, qu’il faut au maximum ramener ce sujet à une expérience personnelle. Grâce à cela, vous serez capable de fournir des détails pour rendre vos arènes vivantes et familières (apprenez la technique dédiée en maîtrisant vos arènes du récit). Plus vous aurez réussi à injecter du vécu (ce que les étrangers ne connaissent pas d’un sujet), plus vous aurez de la crédibilité pour instaurer un contrat avec le spectateur (cf. le contrat auteur-spectateur et les mécanismes de l’exorde).
  7. Écrire c’est créer des enjeux.

    • Une histoire ne sera intéressante pour un spectateur que si elle intéressante pour son personnage principal. Si votre protagoniste n’a rien à perdre ou à gagner dans son intrigue, il y a ainsi peu de chances qu’il réussisse à nous intéresser sur la longueur. Inutile de mettre un pistolet sur la tempe de votre héros pour le rendre intéressant, ou de donner à tous vos personnages des enjeux de vie ou de mort (surtout si vous n’êtes pas dans un film d’action) mais il est important que nous comprenions ce que risque votre personnage et ce qu’il a à gagner dans son objectif pour pouvoir apprécier sa trajectoire. Plus vos enjeux seront forts, plus votre histoire sera tendue, plus nous serons intéressés, plus nous aurons envie de savoir la fin.
  8. Écrire c’est rendre crédible.

    • La difficulté d’écrire de la fiction (quand on crée des personnages et des histoires qui ne sont pas réels) réside dans le fait de dire LA vérité quand même. Ainsi, bien que l’entreprise entière d’écrire de la fiction puisse être considérée comme un mensonge, elle est faite pour représenter quelque chose qui est la réalité, c’est-à-dire l’expérience humaine. C’est cette reproduction de la vérité qui va entrer en résonance avec le public et qui nous permettra de nous identifier (Cédric vous a montré d’ailleurs les 3 voies possibles d’identification en scénario). Si nous n’arrivons pas à nous identifier d’une façon ou d’une autre, nous ne pouvons nous attacher à l’histoire et en conséquence, nous nous en désintéressons. L’habileté consiste donc à FAIRE VRAI, à être crédible, à pouvoir faire germer dans la tête de vos spectateurs que si telle histoire se déroulait dans telle arène, elle se passerait probablement comme ça, même si elle se passe dans une galaxie très très loin, ou dans un monde fantastique ou encore dans votre quartier… Ainsi, gérer la capacité du spectateur à croire à votre histoire fait partie du travail du scénariste.
  9. Écrire c’est mettre son ego de côté (au moins pendant l’écriture).

    • Certains auteurs ne veulent plus toucher à un scénario après quelques versions, d’autres glorifient leur talent ou croient à un don et d’autres encore vouent un culte à la création comme s’il suffisait de créer un personnage (même original) pour faire un bon scénario. Écrire est un métier qui s’apprend parfois dans la douleur. On imaginerait pas un sculpteur s’arrêter à sa première ébauche, de même un scénariste doit pouvoir sans cesse remettre son canevas sur la table (dès avant la vente diffuseur parfois). C’est aussi l’enjeu d’un métier (plus que les autres peut-être) collaboratif qui associe plusieurs corps de métier de la production à la réalisation en passant par beaucoup d’autres arts et techniques qui ne se gêneront pour apporter leur pierre à votre édifice. Il y a toujours des aménagements à faire, des choix à décider, des pistes à trouver, etc. Déterminer vos limites sur ces sujets fait partie du travail (et il faut parfois savoir rester ferme dans la tempête), attention cependant à ne pas être trop rigide au risque de vous retrouver tout simplement …au chômage.
  10. Écrire c’est trouver des solutions.

    • Un scénario est un château de cartes qui impose de revoir l’ensemble dès qu’un élément doit être modifié (si ce n’est pas le cas, outre certains détails, revoir le point 4). Lorsque vous rencontrez un problème dans votre histoire qui vous empêche d’avancer, il est parfois tentant d’ajouter de la complexité avec des détails ou des nouveaux personnages. Comment tel personnage peut-il savoir ça à ce stade de l’histoire ? Que fait tel personnage pendant le meurtre ? Ce genre de pensée logistique peut rendre fou et conduit souvent à une complexification des intrigues. L’important est toujours de reprendre la base : vos personnages, leurs archétypes et leurs systèmes de valeurs : quelles sont leurs compétences ? leurs back story ? Leurs pensées sur telle ou telle valeur ? Ne pas oublier ainsi que la réponse à un problème vient souvent du personnage et du point de départ de toute histoire, son déclencheur.

En espérant que cette petite check-list vous serve de boussole, n’hésitez pas à nous donner ainsi vos propres règles dans les commentaires pour partager avec nous vos convictions sur les principales règles à prendre en compte pour écrire.

31 comm. sur « 10 règles pour écrire un bon scénario »

  1. Anonyme écrit le 11 décembre 2012 à 14:12

    Julie,
    "Certains passent leur temps à bouquiner ces milliers de régles et n'écrivent jamais rien…"
    Je connais aussi quelqu'un qui passe beaucoup de temps sur les blogs parlant du scénario et ça limite sa production…
    Donc la onziéme régle: surfer n'est pas écrire.
    Dommage car c'est bien plaisant de vous lire.
    Amicalement.

  2. Ecrit écrit le 11 décembre 2012 à 15:59

    @anon : peut-être ai-je été inhibante moi-même, il est toujours intéressant de se former et d'apprendre, cela fait partie du métier : il faut donc bouquiner, surfer sur des sites de scénarios ou d'autres, se forger ses propres convictions puis les mettre en pratique bien sûr (partie toujours la plus délicate). Pour vous distraire tout autant qu'écrire, le plus simple est de se donner un temps limité pour toutes ces tâches (cf. le billet de Cédric sur comment lutter contre la procrastination), qu'elles participent directement ou pas à l'écriture… A bientôt sur le blog alors. Julie

  3. Anonyme écrit le 20 décembre 2012 à 11:18

    " Mais les films et les séries sont d'abord et avant tout des supports visuels. " C'est pour ça que les aveugles adorent aller au cinéma. Vous êtes en train de dire que le film, c'est mettre du son en images ? Ou de l'image en son ? Bref, je crois que cette affirmation est fausse.

  4. Ecrit écrit le 20 décembre 2012 à 11:52

    @Anon : Vous avez raison de rappeler que le son est tout aussi important que l'image dans la grammaire cinématographique, mais si vous êtes un lecteur de ce blog, vous savez que vous prêchez des convertis ! :o)

    Cela dit, vous aurez du mal à me convaincre que les 25 images/secondes du cinéma ne sont pas en premier lieu un support visuel. Pour reprendre votre exemple, si le son se suffisait à lui-même dans une salle obscure, il n'y aurait pas d'audiodescription proposé aux non voyants ou aux malvoyants par exemple.

    Bien cordialement,
    Cédric

  5. Anonyme écrit le 21 décembre 2012 à 23:18

    Bonjour Julie et Cedric
    J'ai appris que le scenario de drive a fait 81pages alors que le film dure 1h40 soit 100pages normalement.
    Pouvez vous m'eclairer a ce sujet?! merci ^^
    Kevin

  6. Ecrit écrit le 1 janvier 2013 à 11:49

    Cher Kevin, les Américains sont en effet très attachés à la règle « une page de scénario = une min. de film », cependant c'est le privilège du réalisateur de jouer avec le temps et de magnifier certaine scène. Le scénario de Drive est justement connu pour avoir été transcendé par la mise en scène « clipée » de Nicolas Winding Refn.

    Pour comprendre ce décalage entre scénario et durée finale, vous trouverez une critique de l'apport de Spielberg à la séquence d'ouverture d'Indiana Jones et le Temple maudit (l'extrait du scénario est dans les commentaires).

    Bonne année créative ! Cédric

  7. Julie écrit le 9 février 2013 à 07:25

    Bonjours, je suis tombée sur votre site et le trouve très intéressant. Il n'y a pas très longtemps, il m'est venu à l'idée d’écrire un scénario mais je ne comprends pas une chose: dois-je juste "faire le contour de mon histoire", ou dois-je faire apparaître les dialogues sans être trop précise? Au final, je suis un peu perdue, et ne sais pas si je doit écrire une histoire courte ou juste un résumer … Pouvez-vous m'éclairer un peu ?

  8. Ecrit écrit le 9 février 2013 à 09:23

    @Julie: Bienvenue sur le blog de la méthode des créateurs de fictions !

    Écrire un scénario, c'est écrire une succession de documents, qui ont été conçus pour atteindre trois objectifs :

    1)créer une histoire originale et passionnante;
    2)vendre cette histoire à des partenaires et permettre à ces derniers de travailler dessus
    3)obtenir à la fin une continuité dialoguée en vue du tournage avec les comédiens.

    — Cliquez-ici pour en savoir plus sur la première étape pour écrire un bon scénario : le document de concept.
    C'est le premier document commercialisable dans la profession parce qu'il est contient toute votre histoire, de A à Z, tout en étant court (donc pitchable). Il est le secret de production audiovisuelle américaine.

    — Une fois votre concept valorisé dans la profession, vous pouvez passer au break down, appelé également séquencier en France. Ce 2nd document est souvent la terreur des jeunes auteurs (« que va-t-il se passer ensuite ?! »), mais si vous avez conçu votre document de concept correctement avec la technique du 1-2-3, vous pouvez définir toutes vos séquences très facilement(les showrunners américains sont capables d'écrire un premier jet en une journée).

    — Vous pouvez ensuite passer à l'écriture des dialogues, en commençant par écrire en même temps votre séquence d'ouverture ET votre séquence de fin.

    Toutes ces étapes sont enseignées en vidéo dans notre formation scénario en ligne. Bonne route créative et à bientôt dans les commentaires !

  9. Kevin Leclercq écrit le 13 mai 2013 à 03:23

    @Anon vous avez écrit en réponse à Julie:

    << Julie,
    "Certains passent leur temps à bouquiner ces milliers de régles et n'écrivent jamais rien…"
    Je connais aussi quelqu'un qui passe beaucoup de temps sur les blogs parlant du scénario et ça limite sa production…
    Donc la onziéme régle: surfer n'est pas écrire.
    Dommage car c'est bien plaisant de vous lire.
    Amicalement. >>

    Je retiens tout particulièrement votre phrase:

    << Je connais aussi quelqu'un qui passe beaucoup de temps sur les blogs parlant du scénario et ça limite sa production… >>

    Quelle tristesse d'avoir d'une telle science infuse, au point d'avoir la prétention d'affirmer à haute voix une conclusion basée sur une supposition de votre part…

    Qu'est-ce qui vous dit que "ce quelqu'un" que vous "CONNAISSEZ" passe beaucoup de temps sur les blogs pour parler du scénario, au point d'en limiter sa productivité???

    "Ce quelqu'un" peut très bien avoir déjà produit assez et décide donc de part ces nombreuses expériences, d'éclairer les passionnés du sujet de manière sensible.

    Ce n'est pas parce qu’un professeur de sport va dire à ses élèves "que certains passent leurs temps à apprendre la théorie et ne s’entraînent jamais", qu'il faut tout de suite se pointer au milieu la salle pour recommander au professeur d'aller gagner des compétitions plutôt que de perdre son temps à enseigner…

    Comparaison simpliste mais que je trouve bien représentative.

    Cordialement,

    Kevin

  10. Sia écrit le 2 novembre 2013 à 14:30

    Bonjour, merci c'est très instructif !
    mais j'ai une question, est ce qu' un scenariste peut réaliser son film ? Car j'ai l'impression qu'on sépare souvent les 2 alors que le scenariste voit et conçoit mieux l'histoire vu qu'il l'a lui-même imaginée et écrite.. ? je suis peut-être inculte desolée mais j'essaie de m'informer comme je peux lol

  11. Ecrit écrit le 4 novembre 2013 à 08:54

    @Sia: le travail du scénariste et du réalisateur sont complémentaires. Si le scénariste écrit le scénario en y injectant sa vision d'auteur et son univers, en conçevant dans un format donné (long-métrage, 52', 26', etc.) une histoire de A à Z, le réalisateur le réécrit en images car les oeuvres audiovisuelles sont avant tout conçues pour être des sons et des images (et non pas rester un support écrit). C'est la raison pour laquelle on parle pour les films et les séries tv d'oeuvres de collaboration, et c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles le réalisateur touche des droits d'auteurs. Alors, certes un scénariste peut avoir envie de mettre en images et en sons son scénario (il devient alors auteur-réalisateur), mais cela l'oblige à cumuler un autre savoir faire spécifique et des techniques de réalisation ainsi que d'assumer la lourde charge de diriger la mise en scène et une équipe de techniciens. Par ailleurs, un scénariste peut avoir intérêt à confier son projet à quelqu'un d'autre pour enrichir son travail, c'est pourquoi beaucoup de scénaristes préfèrent travailler avec des réalisateurs qui vont les aider à mettre en images et en sons leur histoire et à avoir du recul sur leur projet. Comme vous l'avez senti, l'essentiel est de ne pas cloisonner le travail d'écriture de la réalisation comme c'est encore beaucoup le cas en télévision en France par exemple. Je laisse Cédric, qui est aussi réalisateur, compléter ma réponse. Bonne journée 🙂

  12. barrere.jordan écrit le 9 janvier 2014 à 00:15

    Merci. J'étais en panne d'inspiration disons, et vous avez éclairé ma lanterne. Très intéressant. Effectivement, lorsque j'écris, j'essaye d'être un maximum objectif, de me mettre dans la peau d'un personnage lambda puis, après la lecture, de savoir si je peux m'identifier à tel ou tel personnage, car je trouve cela très important. Mon plus gros soucis, c'est que lorsque j'écris, j'ai tous les plans (travelling, gros plan ETC…) et c'est assez difficile de tout placer sur cette même feuille (Histoire + Dialogue + Plan). Il y a bien évidemment le Storyboard, mais ce n'est pas encore assez précis à mon gout, même si c'est parfait pour se rappeler tel ou tel plan. Merci encore pour cet article !

  13. Ecrit écrit le 9 janvier 2014 à 12:57

    @Jordan: merci à vous. Le secret est ainsi de ne pas tout faire en même temps. Il faut d'abord travailler son scénario sans penser à la mise en scène de façon trop détaillée en retravaillant le concept puis les dialogues. ET seulement une fois la continuité validée, il faut la réécrire en vue de la mise en scène… C'est parfois long et fastidieux mais cela en vaut la peine. Bon courage. Julie Salmon

  14. barrere.jordan écrit le 12 janvier 2014 à 16:34

    Ah oui, bien vue ! Je me prenais trop la tête au niveau de la mise en scène, je mélangeais tout, merci encore !

  15. jean écrit le 17 janvier 2014 à 16:33

    Bonsoir à tous,

    Je viens de découvrir le site aujourd'hui et je souhaiterais me lancer dans l'écriture de scénarios et j'aimerais savoir quels sont les meilleurs ouvrages ? Désolé si c'est écrit quelque part ?
    J'ai des lacunes en mise en scène également, existe t'il aussi des bouquins ?

    Dois t-on investir dans des "outils" d'aide au scénario ou possédez-vous une tablette avec des applications très sympas et aussi gratuites ?

    Merci bien!

  16. Ecrit écrit le 18 janvier 2014 à 15:03

    @Jean: notre bibliographie est disponible ici Repères et bibliographie. Vous pouvez vous former avec nos vidéos (les vidéos des années précédentes sont à 6€, celle de 2013 et de l'année en cours sont gratuites). Notre méthodologie propose ainsi une sélection de méthodes qui vous évitera de devoir lire l'ensemble de la bibliographie. Bon surf sur le site, je suis sûre que vous trouverez pleins d'articles gratuits intéressants, servez-vous de l'outil de recherche au bas de la page de cours si besoin, étape 2 : Approfondissez le cours vidéo de scénario avec nos conseils et billets audio gratuits.

  17. zokou anderson écrit le 27 janvier 2014 à 20:48

    bonjour je suis tombé sur ce site par hasard et je kiff trop
    j’écris très souvent des histoires et cherchais à me perfectionner pour être meilleur et des films j'ai des idées de fou et je n'arrivais pas à écrire convenablement .avec ce site je pense que je serais un jour un bon scénariste

  18. ned boul écrit le 27 mars 2014 à 17:48

    ned.
    bonjour julie j'ai écrit un scénario. film longe dures est j'ai propose un jeune réalisateur d’après luis il ma dit ci pas mal comme scénario il fous les finis les détaille le temps – boite de bord – fiction – animation -long métrage est moi sa je ne sais se que sais exactement ci t un solutions….. merci ned

  19. Ecrit écrit le 28 mars 2014 à 10:22

    @Ned: je ne comprends pas bien votre question. Si vous souhaitez réécrire, ma première remarque serait de faire attention à l'orthographe et à l'utilisation de la langue française. Même quand il s'agit d'un commentaire, vous devez être capable d'être compris du premier coup, vos lecteurs ont tous des longues journées et n'ont pas le temps de passer beaucoup de temps à déchiffrer un message. En scénario, les mots font sens. N'hésitez pas à aller droit au but ou à utiliser un correcteur/relecteur. Bon courage, Julie

  20. diane pallier écrit le 4 août 2014 à 18:57

    Bonjour, si je vous soumettais deux ou trois pages de scénario, m'indiqueriez vous les erreurs commises? Je n'ai aucune expérience en la matière.

  21. Ecrit écrit le 5 août 2014 à 10:59

    Chère Diane, si vous souhaitez corriger des erreurs de forme, nous vous conseillons de faire l'acquisition du manuel de Philippe Perret, Savoir rédiger et présenter son scénario. Si vous souhaitez retravailler votre projet, le mieux est de nous envoyer un résumé de votre histoire (quelques pages suffisent) et de choisir entre nos différentes offres de script doctoring. Pour plus d'informations, cliquez sur le lien suivant qui explique nos nos différents forfaits. En espérant que vous trouverez ce qui vous convient le mieux. Bien cdt, JS

  22. QUEPORT2SUZA écrit le 9 août 2014 à 09:12

    Salut à tous décide d'écrire un scenario mais je ne sais pas comment m'y prendre

  23. Ecrit écrit le 12 août 2014 à 08:30

    Cher Queport2suza : vous pouvez vous former au scénario sur notre site, soit avec notre programme de vidéos en ligne, soit en nous soumettant un de vos projets en utilisant l'un de nos forfaits de script doctoring. Bon courage et merci de votre intérêt, JS.

  24. Gaetan Kodjo écrit le 9 septembre 2014 à 02:16

    Bonjour. Joli blog, professionnel. Merci pour votre engagement à aider les autres. Particulièrement je n'ai rien à ajouter. Moi j'écris une serie. Au debut j'ecrivais un roman historique jusqu'à ce que je ne me rende compe que j'étais entrain d'ecrire une serie puisque j'ecrivais en episode, en saison… Je suis à 673 page world et j'espère arriver au bout. Merci pour le blog. Ca m'a été utile puisque je suis toujours en quete d'informations…
    tbadjo07@gmail.com

  25. Ecrit écrit le 9 septembre 2014 à 07:51

    @Gaetan: merci et bon courage. Tenez au courant de vos succès.

  26. Anonyme écrit le 17 septembre 2014 à 19:59

    votre cour est intéressant merci .
    mais moi je veux connaitre les base a voire la syntaxe d'un scenario, afin qu'il soit présentable au producteurs ,j'ai écris 9 histoires mais je n'arrive pas a les convertir en scenario

  27. Ecrit écrit le 18 septembre 2014 à 08:10

    @anon: vous avez fait le plus dur si vous avez réussi à écrire une histoire divertissante avec un début, un milieu et une fin. L'éclatement (ce que les américains appellent le "breakdown") de cette histoire dans une structure scénaristique avec plusieurs actes n'est pas forcément la partie la plus difficile même si elle requiert un petit savoir faire. Nous enseignons comment le faire dans nos différentes master classes sur l'écriture d'une série pour des épisodes avec une structure en 4 actes (pour une durée de 45 à 60 min.) ou 2 actes. (22 à 30 min.). Pour les unitaires, nous pouvons vous aider à le faire via notre service de script-doctoring. En espérant avoir répondu à vos besoins, nous restons à votre écoute. Merci de votre intérêt pour notre formation. Bien à vous, JS

  28. Anonyme écrit le 15 octobre 2014 à 17:28

    merci d'avoir eclairé ma lanterne j'ai ecrit 2 scenario tous mes amis ont apprecier maintenant je sais pas comment faire le tournage merci

  29. Anonyme écrit le 15 novembre 2014 à 00:11

    Merci sa aide mais j'ai un soucis de problème d'argent pour acheter un caméra je film en amateur avec une caméra de 16 méga pixels :/

  30. MOuLINETTE écrit le 14 août 2016 à 10:48

    Dessinatrice, j’apprends seule à écrire une histoire. courte et illustrée.
    Merci pour toutes ces informations très utiles !
    S’il est facile pour moi de juger d’un dessin, ce n’est pas la même chose pour l’écrit …
    Merci pour ces repères qui me semblent très constructifs.

    • Cédric Salmon écrit le 14 août 2016 à 12:01

      @Moulinette: Bienvenue sur le blog de la méthode High concept ! Vous ne serez pas dépaysée, à mon sens il existe de nombreuses similitudes entre la construction d’un dessin et celle d’une histoire (notre structure en 1-2-3 rappelle la pose des lignes de force etc.) Je prends d’ailleurs souvent comme exemple les beaux-arts –cf. cette vidéo d’introduction à notre formation en ligne–, car c’est également ma formation d’origine 🙂 A bientôt dans les commentaires! Creativement, Cédric

Laisser un commentaire