Construisez l’antihéros idéal en 10 leçons

Sujet(s) abordé(s) :

Tous les auteurs ont eu envie de s’aventurer au moins une fois aux frontières de l’empathie en s’attachant à écrire un personnage principal antipathique. Pourtant, bien loin de l’effet repoussoir qu’ils sont censés produire, certains d’entre eux sont devenus de véritables icônes actuelles. Décryptage.


Nous pouvons citer Dr. House, Dexter, Vic Mckey (The Shield), ou encore Walter White (Breaking Bad) pour les séries américaines, l’ensemble des personnages de Braquo, ou d’autres personnages des séries de Canal+ —mais c’est à peu près tout SAUF Caïn cette année sur France 2. Ainsi, à part la chaîne cryptée qui ose s’aventurer sur des terres non consensuelles, les autres chaînes françaises craignent ce type de personnages comme la peste (ce qui ne les empêche pas pourtant de diffuser les séries US qui les utilisent à grand renfort de pub).
Ainsi, il semblerait que ces personnages suscitent parfois plus d’intérêts que les autres héros classiques et que l’impact qu’ils ont sur le public soit décuplé ces derniers temps, surtout outre-Atlantique et outre-Manche. L’utilisation de personnages antipathiques devrait constituer une limite mais certains fans ne font que glorifier des traits de caractère peu reluisants, comme si la lâcheté ou l’égoïsme étaient des nouvelles valeurs à la mode d’un monde en crise. Mais le sont-elles vraiment ? Quelles sont les recettes pour garder votre personnage antipathique toujours au coeur de nos attentions ? Voyons plus loin…

L’antihéros, un personnage antipathique ET attachant

  1. L’antihéros nécessite une NARRATION spécifique
    • Il ne faut ainsi pas confondre ce qu’est votre personnage par rapport à son entourage fictif et ce qu’il est par rapport au spectateur. C’est ce que nous appelons l’identification secondaire (voir le cours dédié pour tout savoir sur le principe d’identification en fiction). Ce n’est pas parce que la première qualité de votre personnage est d’être un connard avec les autres qu’il nous sera antipathique pour autant. La règle dans ce cas-là est de faire très attention à sa façon de le présenter au public grâce à la narration (façon de raconter votre histoire que les Américains appellent le story telling). J’évoquais justement la différence entre Caïn et Dr. House pour vous montrer qu’à personnage identique, les effets choisis de la narration rendent l’un incroyablement sympathique, alors que l’autre est simplement insupportable voire incohérent.
  2. L’antihéros est une figure de certains GENRES de cinéma
    • Prenons un exemple radical d’antihéros, avec le personnage de Walter White dans Breaking Bad. C’est un professeur de physique de banlieue qui s’improvise dealer de methamphétamine pour mettre à l’abri sa famille lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un cancer incurable. Bien qu’au cours des saisons, son cancer ne soit plus finalement la raison qui le pousse à rester hors-la-loi —il a pris goût au pouvoir et à l’argent—, il ne nous devient pas antipathique pour autant. Il est juste devenu un personnage complexe, difficile à cerner parfois, mais qui nous tient par l’empathie générale que nous avons envers lui. Et cela tient d’abord au genre employé par la série. Vous aurez ainsi remarqué que le CRIME est le genre par excellence de l’antihéros ! (cf. le cours dédié sur les autres genres qui servent à structurer vos personnages). D’autres genres ont été employés avec succès pour des antihéros (l’action par exemple) mais il est important de bien choisir son genre avant de se lancer dans un personnage avec cet archétype.
  3. L’antihéros nous doit des explications : l’importance de la BACK STORY
    • Reprenons l’exemple de Breaking Bad où Walter est un homme ordinaire : c’est un petit prof de physique-chimie qui travaille très dur pour globalement zéro reconnaissance. Dès le départ, ce personnage nous touche car avons tous une empathie naturelle pour les personnages sous-valorisés par la société. De plus, Walter apprend au début de la série qu’il est atteint d’un cancer et qu’il finira sa vie prématurément. Quand il utilise les qualités que la société lui dénie (son génie de la molécule) pour contrarier le coup du sort et qu’il décide de fabriquer de la drogue pour mettre de l’argent de côté, son choix est discutable mais nous savons depuis le début que ce n’est pas un mauvais gars – juste un type normal poussé à bout.
    • C’est la même chose pour Dexter, un serial killer certes, mais qui a vu sa mère se faire tuer et qu’on a retrouvé baignant dans son sang lorsqu’il était petit. Cette information est assez forte pour nous permettre de contrebalancer la morale et relativiser en quelques sortes les mauvaises actions du personnage. 
  4. L’antihéros DOIT FAIRE DE BONNES ACTIONS malgré tout
    • Dexter ne tue que les méchants, Dr. House sauve les cas désespérés, Vic Mckey défend une prostituée, Walter White protège sa famille, etc… Si vous choisissez un personnage antipathique et que nous ne le voyons faire que des mauvaises actions, il ne sera pas convaincant et nous aurons du mal à nous associer à un personnage complètement mauvais. Par contre, si nous voyons un personnage méchant faire de bonnes actions, nous pourrons nous y attacher. Prenons le cas de Norman Bates dans Psychose. C’est un serial killer épouvantable, il a de graves problèmes avec maman, il prend la vie des gens qu’il est censé prendre en charge et il est sexuellement confus. Cependant, même s’il est maladroit, il est aussi un bel homme qui semble doux et anxieux, mais pas particulièrement dangereux. Il a même un peu de charme. C’est ce qui le rend sympathique pendant une partie du film du moins. Autrement dit, montrez-nous une mauvaise personne faire des mauvaises actions et ça donne un antagoniste, montrez-nous une mauvaise personne faire quelque chose de décent et c’est intéressant.
  5. L’antihéros a un DON particulier
    • Dexter est certes un tueur, mais un tueur spécialisé dans les rebuts irrécupérables de la société. Il a par ailleurs un système de valeurs (le code de Harry) qui le place dans la catégorie de ce que les Américains appellent le « Vigilante » (reportez-vous à la master class de Clyde Philipps retranscrite sur la page High concept Facebook pour en savoir plus sur cette notion), c’est-à-dire, la version noire du super-héros. De même, Dr. House est un médecin hors du commun qui sauve les cas désespérés, Vic Mackey est le dernier rempart contre les bandits les plus féroces, Walter White est un génie de la chimie, etc. Vous aurez ainsi remarqué comme tous les héros sombres ont une aptitude particulière qui les rend uniques. C’est l’une des façons de les rendre intéressant. Donnez-leur une qualité hors du commun et nous aurons envie de voir comment ils s’en servent.
  6. L’antihéros et l’IRONIE DRAMATIQUE, un couple performant
    • Titillant notre curiosité, l’antihéros lorsqu’il fait une bonne action alors que c’est un personnage méchant ou mauvais, nous montre une capacité à changer, à trouver une certaine forme de rédemption. Nous sommes souvent avec lui car nous savons beaucoup de choses à l’avance par rapport aux autres personnages à qui il ment. C’est le cas de Walter White que nous suivons pas à pas dans son apprentissage du crime, ou Dexter (dont la voix off nous place dans la tête). Non seulement, nous sommes des spectateurs privilégiés mais l’intérêt réside à nous montrer comment l’antihéros, avec ses défauts, va réagir. C’est le cas dans Mes meilleures amies (Bridesmaids) ou son équivalent masculin Very Bad Trip (The Hangover), où les personnages nous semblent sympathiques parce qu’ils assument les plus folles situations avec humour.
  7. L’antihéros rencontre notre désir de TRANSGRESSION
    • Les antihéros ont certes des défauts qui en font parfois des connards, mais si le public y adhère c’est qu’ils ne sont pas des connards tout le temps. De même qu’un héros peut parfois mal se comporter, un personnage n’a pas besoin d’être gentil et doux en permanence pour être attachant. Si le protagoniste est notre clé d’entrée dans l’histoire, nous voulons nous identifier ou avoir du respect pour lui, surtout s’il agit comme nous devrions le faire parfois. Qui n’a pas rêvé un jour d’envoyer son boss balader comme Dr. House le fait avec Cuddy ? Qui n’a jamais voulu pouvoir se faire justice lui-même comme Dexter ? De Lisbeth Salander à Michael Corleone, les antihéros nous permettent de nous identifier quand ils se battent contre leurs agresseurs, quand ils sont aux prises avec des dilemmes moraux, quand ils montrent un sentiment de compassion, même sous des dehors difficiles. Même des personnalités limites comme Vic Mackey sont attrayants parce qu’ils sont puissants et leaders (et le public recherche ces qualités).
  8. L’antihéros et les AUTRES personnages
    • Plus que toute autre chose, les antihéros sont aussi sympathiques par nécessité : comme nous ne pouvons pas adhérer à un personnage qui est 100% méprisable, il suffit parfois pour rendre sympathique un personnage antipathique de le confronter à des personnages pires que lui. Pendant qu’Hannibal Lecter est aux prises avec le méchant Directeur de Prison, nous nous identifions à lui ; quand Dark Vador lutte contre l’empereur, nous sommes avec lui, etc. Montrez-nous un méchant puis quelqu’un de plus méchant et automatiquement, nous nous identifierons au premier. De même, montrez-nous un lâche puis quelqu’un raconter comment ce personnage a été très courageux une fois et automatiquement, nous nous intéresserons à lui. Vous l’avez compris, l’antihéros peut devenir très attachant lorsqu’il est aux prises avec d’autres personnages horribles ou que ses adjuvants nous font voir ses facettes cachées.
  9. L’antihéros est COMPLEXE
    • Cela peut sembler évident, mais, quand on essaye de comprendre les raisons pour lesquelles nous aimons des personnages comme Dexter, Dr. House, Walter White, c.-à-d. des personnages controversés en profondeur, il apparaît parfois que cela tient à peu de choses : une qualité essentielle qui rachète tout, un don hors du commun exploité dans un univers difficile etc. L’échec d’une connexion au public (l’erreur fatale à éviter) n’est jamais loin avec les antihéros. Il est d’autant plus important ainsi de verrouiller un ensemble de codes auxquels nous sommes habitués et qui passent par la gamme complète de la caractérisation des personnages. Plus votre antihéros sera sombre, plus vous devrez lui donner des traits secondaires complexes pour contrebalancer son archétype.
  10. L’antihéros est une VICTIME de la société
    • Comme preuve finale, nous pouvons prendre l’exemple du héros de Taxi driver, Travis Bickle. D’un premier abord, il semble tout à fait antipathique. C’est un revanchard mal dans sa peau, colérique, etc. que nous ne supporterions pas comme voisin de table lors d’un dîner, mais il est aussi un héros lumineux, incroyablement sympathique. C’est un guerrier rejeté par ceux pour qui il a combattu au Vietnam et qui nous parle en premier lieu de la difficulté pour un soldat à réintégrer la société civile. Il est, comme beaucoup d’entre nous, gêné par la prostitution, la toxicomanie et le crime. Pour de nombreuses raisons (y compris en prenant un rendez-vous romantique dans un cinéma porno) c’est un connard, mais il risque aussi sa vie pour sauver une fillette de 12 ans. Ainsi, même si nous ne pouvons pas adhérer à quelqu’un qui tente sérieusement d’assassiner une personnalité politique, nous sommes dans l’empathie car nous nous sentons responsable de sa trajectoire. Nous suivons ainsi sa folle entreprise comme une tentative de rédemption morale personnelle. C’est pourquoi sa trajectoire nous intéresse. C’est aussi la caractérisation de Rambo dans une moindre mesure. Plus votre antihéros aura des raisons d’être devenu ce qu’il est, plus nous aurons de l’empathie.

Que retenir ?

Ces dix règles peuvent se résumer à une seule : il n’y a pas de protagoniste de fiction à succès qui soit totalement antipathique.
Même les plus vils des personnages principaux de l’histoire du cinéma ont une qualité qui les rachète auprès du public. Aujourd’hui, ils ont le vent en poupe dans nos séries TV préférées, car nous semblons fascinés par des personnages faillibles tout autant qu’adorables. Mais la raison pour laquelle les antihéros sont fédérateurs n’est pas parce qu’ils sont antipathiques, transgressifs, surpuissants, etc.. mais c’est parce qu’il y a au moins une raison majeure de les aimer. Cette distinction fera toute la différence pour nous permettre de suivre avec intérêt leurs aventures, qu’ils s’enfoncent ou qu’ils s’en sortent avec brio.
La suite avec le billet : comment écrire un bon méchant ?

3 comm. sur « Construisez l’antihéros idéal en 10 leçons »

  1. SR écrit le 8 novembre 2012 à 10:09

    Bonjour,

    Article intéressant 🙂
    Il a le mérite d'aborder un sujet qui en France est vraiment à la traine je trouve. Nos héros sont très souvent beaucoup trop bons.

    J'y ajouterai une notion que j'ai lu dans "l'art des séries" de Vincent Colonna (si je me souviens bien) et qui traçait de façon franche la frontière des mauvaises actions de l'anti-héros: le spectateur peut s'identifier à un anti-héros qui ne le menacerait pas personnellement lui s'il existait dans la vraie vie.

    Notre sens moral intellectuel peut être éveillé et même choqué par des anti-héros. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de ceux-ci. Par contre notre sens "moral" basique, issu de notre instinct de conservation n'est pas du tout aussi souple.

    On peut aimer Dexter parce qu'il tue les méchant. Pas parce que tuer les méchants est une bonne action (intellectuellement, on peut être contre cette pratique, contre la peine de mort qu'il inflige arbitrairement et pourtant aimer Dexter) mais comme Dexter met un point d'honneur à vérifier la culpabilité de ses victimes, le spectateur lambda (qui n'est pas un meurtrier d'habitude) n'est pas menacé, même dans ce monde fictif.
    Les gens qui ne sont pas addict à la meth ou qui n'ont personne dans leur famille qui le soient n'auront pas de mal à s'identifier à Walt de Breaking Bad. Mais mettons nous à la place d'une mère qui a perdu son enfant à cause de cette drogue, je pense que le côté bad guy de Walt deviendra physiquement insupportable : il devient un vrai méchant.
    Ceci dit, je pense qu'on peut raconter des histoires dont le personnage principal est un pur méchant. Pas un anti-héros mais un vrai salaud. Hitler par exemple. La différence c'est qu'on veut voir ce protagoniste méchant payer pour ses crimes. Ce qui n'est pas le cas de Dexter, Walt ou Dr House.

    J'ai une question/remarque à propos du terme anti-héros. De temps en temps celui-ci est aussi utilisé pour désigner un personnage non pas mauvais sur le plan moral mais sur le plan de ses capacités. Gaston Lagaffe par exemple, François Pignon, Forrest Gump peut-être. Qu'est-ce que vous en pensez? Et si le terme anti-héros ne s'applique pas à eux, Y en a-t-il un autre? Sinon trouvons en un ensemble!

  2. Ecrit écrit le 9 novembre 2012 à 11:46

    @SR : merci pour cette contribution. Pour répondre à votre question et apporter une précision sur votre commentaire, je vous renvoie à la réponse de Cédric du 7 juin 2011 dans les commentaires du billet créer une série TV. Tous les personnages qui ne sont pas construits sur le modèle héroïque sont des antihéros. La gamme de l'antihéros est donc très large : de l'antihéros sympathique à l'antihéros horrible, tout peut convenir. C'est ensuite le travail de l'auteur de nous forcer à aimer ou du moins à nous intéresser à la trajectoire du protagoniste.
    Même un antihéros immoral pour reprendre votre classification qui ferait de mauvaises choses et qui ne payerait pas à la fin (Bel ami par exemple) peut constituer un bon protagoniste de fiction. Que le spectateur soit choqué, dégoûté, etc. n'est pas le problème, il faut juste qu'il reste assis pour regarder la fin du film.
    Personnellement, je n'aime pas certains films parce qu'ils promeuvent une "morale immorale" ou une vision du monde à laquelle je n'adhère pas, cela ne m'a pas empêché parfois de les regarder jusqu'au bout et de les trouver tout à fait excellents (cf. Un prophète par exemple).
    La responsabilité de l'auteur par rapport à son propos et sa vision du monde sont un autre et vaste sujet.

  3. SR écrit le 10 novembre 2012 à 12:46

    C'est vrai, on est pas obligé de donner cette "punition" que le spectateur espère et c'est bien alors une vision du monde assez pessimiste "les méchants gagnent, c'est la loi de la jungle" qui en ressort. Comme vous dites, qu'on adhère ou non à ce point de vue, l'histoire reste bonne. Par contre pendant le film, on peut avoir envie de voir le protagoniste payer et prendre une bonne leçon ou au contraire avoir envie de le voir s'en sortir et parfois ces deux désirs coexistent en nous et augmentent le suspens.
    Finalement, comment garder le spectateur captivé… Ce qui compte pour un protagoniste, c'est peut-être simplement que l'on comprenne comment il fonctionne intérieurement, que ce soit un salaud de la pire espèce ou un vrai gentil. Et que l'on comprenne comment il fonctionne alors qu'il commet des actes extrêmes, dignes d'intérêt.
    L'un des avantages des anti-héros c'est que leurs failles et leurs moralités douteuses peuvent être exploitées pour les amener à des actes extrêmes plus facilement. Avant que Julie Lescaut injecte un tranquillisant dans le cou de quelqu'un pour le découper sur une table, il faudra beaucoup beaucoup d'événements pour construire les circonstances qui font la nécessité de l'action. Et sans ça, on y adhère pas.
    je suis d'accord pour étiqueter anti-héros tout héros qui ne correspond pas à l'archétype du héros classique (finalement c'est juste une question de vocabulaire) mais si l'on étant trop la définition, on ne trouve plus que ça. Même les superhéros ont des failles (dans les bonnes histoires en tout cas). Même Achille dans l'Illiade refuse de combattre par orgueil puis se jette dans la bataille poussé par la rage et le deuil. Au bout d'un moment "anti-héros" signifie simplement "protagoniste intéressant". Parce que soyons clair : Tintin, Asterix et Luke Skywalker sont un peu ennuyeux. On ne les sauve que lorsqu'on leur trouve des défauts.
    A mon avis, c'est bien le problème des fictions françaises. Des personnages trop parfaits. Des "fausses failles" du genre "mon personnage boit de l'alcool", ouh le bad guy! ou "mon personnage est en fauteuil roulant", trop dur pour lui. Mais ces failles ne sont pas exploitées pour les amener à des actes extrêmes (du genre: je suis en fauteuil roulant, le méchant s'enfuit dans les escalier, je déteste me sentir impuissant à cause de mon handicap, je sors mon arme et le tue d'une balle dans le dos… puis pour faire passer ça pour une lutte à mort dans laquelle je n'avais pas le choix, je me jette dans les escalier et roule comme une merde en maudissant intérieurement mon handicap)
    J'espère voir plus d'antihéros en France mais à quel étape cela coince ? Le spectateur a l'air d'en raffoler, pourquoi les chaînes ne s'en aperçoivent-elles pas?

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