La crise économique de la fiction française

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« Rien n’est rentable en fiction française. Aucun format, ni le 90 minutes ni le 52 minutes, n’attire les annonceurs » déclarait Laurent Storch, directeur général adjoint en charge des programmes de TF1, en 2009. Un constat effroyable qui devrait signer la mort de notre artisanat si ce dernier n’était pas soutenu par des quotas qui le maintiennent sous respiration artificielle, mais pour combien de temps encore ?

Pendant que Julie et Cédric sont à Lille sur le tournage de leur pilote de série, je reprends la main pour vous proposer cette semaine la suite de mon précédent billet (Les séries US ont-elles tué la fiction française ?) en cherchant cette fois-ci les causes de la crise de notre fiction dans l’économie avec laquelle elles dont produites et diffusées.

TF1 et FTV : les grandes perdantes de la fiction française traditionnelle de prime time




Face au manque de performances de la fiction française (cf. notre news sur le MIPCOM 2013, le renouveau des séries… françaises ?), les chaînes font tout pour éviter de financer ce type de programmes. Elles préfèrent diffuser de la fiction étrangère et notamment américaine en prime time. Je vous renvoie d’ailleurs au dernier TOP 100 des audiences françaises 2013, ou 58 places sont occupées par des fictions US (phénomène unique en Europe).
Ce constat est même souligné par le CNC qui ne peut que déplorer la perte de terrain de notre fiction nationale : 


D’après les chiffres, la chaîne ayant diffusé le plus de fiction française en soirée en 2011 est France 3, avec 62% de programmes français et aucun programme américain. Arrive ensuite France 2, avec 59% de fiction française et 39% de fiction US. Chez TF1, la balance s’équilibre davantage, les séries américaines remplissant 52% des cases fiction, contre 48% pour la fiction hexagonale. Le plus gros diffuseur de séries américaines est M6, dont 92% des programmes de fiction viennent d’outre-atlantique, contre seulement 8% de programmes français. En 2012, l’offre de fiction reste majoritairement française sur France 2 et France 3, américaine sur TF1, Canal+ et M6, et européenne non française sur Arte.





Du coup, quand elles financent de la fiction française (y étant obligées par des quotas), les chaînes tentent de s’inclure dans des coproductions. La meilleure illustration de ce point est qu’aucune chaîne privée ne dépasse jamais ses obligations. Pire, elles tentent toutes d’y déroger.

M6 en est la championne toute catégorie : ce n’est un secret pour personne, la chaîne investit à peine moins de 30 millions par an, ce qui correspond au strict minimum de ses obligations tout en ayant réussi à inclure dans ce budget, ses émissions de type coaching.

Certaines chaînes, telles que Canal+, semblent contredire cette assertion et investir en dehors de leurs obligations dans la fiction française. Mais ne nous y trompons pas, si Canal+ est passée d’un investissement de 28,8 millions d’euros en 2010, à 54,7 millions en 2011, elle est retombée à quelques 38 millions d’euros en 2012. Elle a en fait augmenté son budget de coproduction. Bertrand Méheut, PDG de Canal +, déclarait d’ailleurs : « une fiction chez les chaînes traditionnelles coûte en moyenne 700 000 euros de l’heure à fabriquer. Nous, nous sommes déjà au-dessus d’un million d’euros par heure (…) Les standards américains sont à peu près de 2 millions d’euros par heure. Pour les atteindre, nous devons faire des montages de coproduction avec des partenaires étrangers afin de pouvoir diffuser ces fictions en France à un prix raisonnable. Nous l’avons fait avec Borgia et nous souhaitons continuer dans ce sens ». La traduction de cette obsession du coût de production montre qu’en dehors des coproductions, la fiction franco-française ne peut pas être diffusée à un prix raisonnable (d’où aussi les charges récentes (injustes) contre les scénaristes français, accusés d’être responsables de cet état de fait). En tout état de cause, la fiction française n’est pas rentable même quand on y met les moyens comme Canal+.


Arte de son côté, semble également se mettre aux séries françaises, puisque l’on observe une augmentation de son investissement, passant de 19,7 millions d’euros en 2010 à 27,1 millions en 2011 pour retomber à quelques 7 millions d’euros en 2012. Judith Louis, directrice des programmes de fiction d’Arte, appuie cette observation : « C’est aussi notre rôle de nous dire qu’il faut que l’on fournisse [de la fiction française] […] Il y a beaucoup de séries qui vont entrer en tournage, bien plus qu’avant. » Des séries en préparation telles que Les Hérétiques, Babylon ou Paris vont permettre à la langue de Molière de s’imposer davantage sur la chaîne franco-allemande, une partie de ces séries étant bien évidemment des coproductions.


De leur côté, les chaînes de la TNT sont proches du néant en termes d’investissement, car elles financent la fiction française à hauteur de quelques millions seulement, et ce, toutes chaînes confondues. En effet, et c’est l’une des problématiques que dénoncent les chaînes historiques : les chaînes de la TNT se cachent derrière leur petite taille pour éviter de produire (sachant que la plupart des chaînes de la TNT appartiennent aux grands groupes cités ci-dessus, c’est le serpent qui se mord la queue !).

Les 23 chaînes de la TNT ne participent qu’à hauteur de quelques pour cents dans l’investissement total en production de fiction TV française, tout en récupérant presque un quart des audiences et un tiers des recettes publicitaires (consolidées) !

Les chiffres des chaînes thématiques sont moins mauvais que leurs consoeurs hertziennes : si elles investissent à hauteur de 8% dans la fiction française, elles récupèrent tout de même 11% des audiences et 10% des recettes publicitaires, soit un rapport encore positif. 

Les grandes chaînes historiques généralistes boivent, elles, la tasse : elles sont les principales victimes de la TNT. Il suffit de regarder les chiffres.

Alors que nos bonnes vieilles généralistes financent 90% la fiction française actuelle, elles ne récupèrent que 62% des recettes publicitaires et 65% des audiences.

 CQFD

La TNT se met tout doucement à la fiction française low cost : shortcoms et soaps



Cependant, il semblerait que les choses commencent à changer et que les chaînes de la TNT se mettent à investir en fiction française.

  • En 2010, NRJ12, la première, diffuse L’Eté où tout a basculé, série de 52 minutes de quatre petits épisodes. Des rumeurs circulaient en 2012 sur la diffusion potentielle d’une nouvelle série pour la chaîne, Dream with me, adaptée d’une telenovela argentine, et Emma Shine, feuilleton quotidien. Rien n’a été confirmé depuis et les projets semblent avoir été abandonnés. Ce qui est sûr c’est que la chaîne a pré-acheté les droits de Burn Out, un 8 x 52′ qu’elle diffusera avec Chérie HD.

  • TMC produit depuis 2011 Les mystères de l’amour et depuis 2012 Sous le soleil de Saint-Tropez soit 2 heures de fiction française inédite par semaine qui en font le plus gros budget alloué à la fiction française de la TNT ;

  • France Ô arrête la Baie des Flamboyants mais se lance sur Cut, une série en 26′ transmédia. 

  • HD1 annonce pour bientôt un feuilleton quotidien et se lance dans des formats courts dont Ma meuf. 

  • NT1 se lance pour l’instant uniquement dans le format court avec VDM et bientôt Tu veux ou tu veux pas, une « shortcom » mettant en scène les déboires de six célibataires en plein speed-dating, à la recherche du partenaire idéal.

  • France 4 poursuit la production du Visiteur du Futur et de Hero Corp.


Ce soudain engouement s’explique par le fait qu’un accord a été signé en 2010 entre les syndicats de producteurs (l’USPA), les auteurs (la SACD) et certaines chaînes de la TNT, à savoir D8, Virgin 17, NRJ12, NT1, TMC, W9, et Gulli qui devront consacrer un certain pourcentage de leur chiffre d’affaires à la création audiovisuelle (environ 15%). Les budgets étant beaucoup plus réduits que pour les chaînes historiques, les producteurs doivent s’adapter : « On est obligé d’être imaginatif, on réduit le cachet des acteurs, on fait moins de décors. Les moyens techniques ont fait des progrès et nous permettent de travailler plus vite et donc moins cher », raconte Jérôme Vignac, coproducteur de Marathon Images. 

La TNT réalise enfin l’importance de la création originale car comme le dit Caroline Got, directrice de TMC (groupe TF1) : « il n’y a rien de plus fort que d’avoir ses propres héros de fiction. C’est quelque chose d’irremplaçable dans la relation entre une chaîne et son public ». Comprenez, c’est un message fort pour créer une identité, la plupart des chaînes de la TNT ayant été identifiée comme des boîtes à rediffusion de vieux films US et de séries françaises vieillottes telles que Navarro, Cordier juge et flic, Commissaire Moulin, Diane femme flic, etc. qui peuplent encore leurs grilles d’après midi au mépris de leur ligne éditoriale.




La nouvelle fiction française change de case


Ayant enterré la fiction française traditionnelle de prime time à fort budget et faible rémunération, M6 inaugure l’ère du changement en ayant signé des accords interprofessionnels sur les quotas de production. L’année dernière, le groupe M6 augmentait de 17 millions d’euros son financement d’œuvres françaises. Bibiane Godefroy, responsable des programmes de la chaîne déclarait que « le financement de la fiction française était assuré ». Pourtant, la chaîne augmentait dans le même temps le nombre de séries américaines en prime : très rentables d’un point de vue publicitaire, elles ont été choisies pour remplir quatre prime time par semaine. La fiction française (entendez Scènes de ménages and co), elle, sera plutôt placée en access ou dans une nouvelle case à midi.


Selon Enguérand Renault, journaliste au Figaro, l’arrivée de la TNT est dangereuse pour le financement de la fiction à terme et marque un prévisible manque à gagner. En effet, jusqu’en 2009, TF1, grâce à ses quotas, consacrait 12,5% de ses recettes publicitaires à la production française, soit 170 millions d’euros en 2008. Ce budget n’est que de 144 millions d’euros en 2012 suite à la chute de ses recettes publicitaires. Comme l’explique le journaliste, « si les recettes publicitaires de TF1 baissent de 12 à 15% (…), l’argent consacré à la production française baissera mécaniquement d’autant ». De plus, une clause des accords conclus entre TF1 et les producteurs français stipule qu’en cas de recul des recettes publicitaires de plus de 10 % (ce qui est probable), TF1 pourrait décaler d’un an 50% de ses obligations. « Le manque à gagner pourrait donc dépasser les 80 millions d’euros ! » ajoute Enguérand Renault.



Les chaînes publiques au secours de la fiction française


Ce n’est plus un secret, le groupe France Télévisions est le premier investisseur en termes de fiction hexagonale. En effet, France 2 et France 3 représentaient à elles seules, en 2011 et 2012, plus de 50% de l’investissement global des chaînes dans la production de fiction française.


Ce déséquilibre, l’ancien Directeur Général des programmes de France Télévision, Patrice Duhamel, l’avait anticipé puisqu’il déclarait déjà en 2009 : « le problème, c’est que France Télévisions représentera à cette date [En 2012, ndlr] plus de la moitié du financement de la fiction française ».
 À l’inverse, la proportion de fiction américaine sur les chaînes publiques est très faible en prime time. On peut légitimement se demander si la réforme de 2008, ayant entraîné la suppression de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques —et par la même occasion, un manque à gagner de 746 millions d’euros— est à l’origine de la forte proportion de fiction française sur ces mêmes chaînes. Il semblerait que non.
Comme l’explique Françoise Benhamou, Professeur d’économie à Paris-XIII, « même avant la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, les chaînes publiques et les chaînes privées ne proposaient pas des offres équivalentes, et leur réception par le public était très contrastée. »


Dernier constat, si les chaînes investissent déjà peu, ce n’est pas l’export qui viendra compenser ces faibles recettes. La fiction française s’exporte en effet très peu et n’a généré qu’une petite vingtaine de millions d’euros en 2012, ce qui représente à peine 20% des recettes de l’exportation de programmes audiovisuels français. A titre de comparaison, les exportations de l’Allemagne et de l’Angleterre se comptent en centaines de millions d’euros.
Nous verrons dans un prochain billet, d’autres éléments pour comprendre la crise de notre fiction mais déjà, n’hésitez pas à réagir dans les commentaires pour partager avec nous ce que vous inspirent ces constatations.
Pour approfondir, retrouvez l’ensemble de mes billets :

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6 comm. sur « La crise économique de la fiction française »

  1. Charles écrit le 17 janvier 2014 à 16:16

    Est-ce que les séries internationales produits par la France rentrent dans ce cadre ? Je pense que non. C'est ce qui doit faire la différence entre 2011 et 2012 ?

    C'est un peu le poisson qui se mord la queue car les séries françaises ne font pas d'audience car elles ne sont pas ambitieuses. Elles ne sont pas ambitieuses car elles ne font pas d'audience et ne font pas gagner d'argent. Quand y aura une série en français avec Jean Dujardin et Audrey Tautou y aura du monde à regarder. Du moins, faut pas que le scénario ait été écrit en 1 mois par Luc Besson parce que TF1 lui a promis un gros chèque.

  2. Ecrit écrit le 18 janvier 2014 à 14:17

    @Charles: pour moi, les coproductions internationales ne sont pas des séries françaises car en réalité elles impliquent peu de savoir faire français à l'artistique : elles sont écrites en langue anglaise par des showrunners étrangers et souvent réalisées par des étrangers de même (cf. Jo, Crossing Lines, Borgia, etc.). Et oui, vous avez raison sur l'incroyable cercle vicieux dont nous n'arrivons pas à sortir. Je ne crois pas non plus que Luc Besson pourra sauver à lui tout seul l'ensemble de l'industrie, mais bon faut attendre toutes les séries qu'il a en développement, cf. mon précédent billet Luc Besson, le nouveau roi de la fiction française.

  3. Pierre-Antoine Favre écrit le 22 janvier 2014 à 20:55

    [citation]Selon Enguérand Renault, journaliste au Figaro, l'arrivée de la TNT est dangereuse pour le financement de la fiction à terme et marque un prévisible manque à gagner (…) De plus, une clause des accords conclus entre TF1 et les producteurs français stipule qu'en cas de recul des recettes publicitaires de plus de 10 % (ce qui est probable), TF1 pourrait décaler d'un an 50% de ses obligations. « Le manque à gagner pourrait donc dépasser les 80 millions d'euros ! » ajoute Enguérand Renault. »[/citation]

    Ce n'est pas faux du point de vue de l'analyse, mais c'est une réaction que je trouve très révélatrice d'une certaine manière de percevoir le problème.

    Est-ce que le drame fondamental de la fiction française n’est pas de reposer sur un système sous-concurrentiel entre les diffuseurs, sur un marché en grande partie oligopolistique où il n’existe pas une pression réelle et suffisante pour inciter à se démarquer à travers des programmes de fiction audacieux ? D’où la pauvreté éditoriale et thématique des séries françaises, leur manque structurel et pathologique de moyens sur la composante scénaristique.

    Se représenter la TNT comme une menace sur cette situation de fait est assez paradoxal. Certes, la TNT peut menacer la part des acteurs traditionnels (d’où le raisonnement justifié en tant que tel d’Enguérand Renault), mais pourrait aussi constituer à terme, même si ce n’est pas encore le cas aujourd’hui sur la fiction, un aiguillon concurrentiel salvateur. Ce n’est pas anodin si TF1 et France Télévision ont mis un acharnement remarquable à récupérer pour mieux les étouffer toutes les velléités de créer des chaînes TNT mobilisées sur des enjeux de création originale…

    Leur grand argument pour obtenir gain de cause est d’ailleurs toujours le même : prétexter que la taille du marché français ne permet pas de lutter à armes égales face aux séries US qui bénéficient prétendument d’un marché intérieur sans équivalent (ce qui est vrai)… tout en oubliant que l’univers concurrentiel y est d’une agressivité décuplée. Et de mieux contester toute ouverture du marché à de nouveaux acteurs qui pourrait avoir un effet de dilution (et donc de fragilisation) des acteurs.

    C’est un peu comme se représenter l’activité économique du secteur, et partant la part de budget disponible pour la création audiovisuelle, comme l’équivalent d’un gros gâteau dont il convient de s’accaparer une part. Raisonnement que semble valider Enguéran Renault par son commentaire.

    Or dans la réalité, la vitalité économique me paraît plus fondamentalement reposer sur la création de valeur, laquelle peut influencer positivement la taille du gâteau. Ce dernier n’est pas de taille fixe ou dans l’impossibilité de ne connaître d’autre destin que celui d’être condamné à se réduire d’année en année sous les coups de boutoirs d’une offre étrangère (US en particuliers) ou d’une offre en co-financement international.

    Il y a en France une frilosité des acteurs traditionnels qui ne semble avoir parfois comme équivalent que la frilosité de raisonnement de la citation d’un journaliste 😉

  4. Ecrit écrit le 27 janvier 2014 à 07:34

    @Pierre-Antoine: vous avez raison… L'artisanat audiovisuel est partagé entre conservatisme et envie d'innover (voeux pieux), soit deux notions contradictoires qui révèlent la peur de changer de modèle économique. Les acteurs actuels de la fiction française n'y ont pas du tout intérêt en fait… ce que traduisent les journalistes et les médias qui se contentent parfois de répéter certains discours officiels sans chercher à démonter les argumentaires forcément de parti pris.

  5. Ludovic écrit le 21 juin 2014 à 22:31

    Je viens de relire encore cette article qui confirme bien la crise économique que nous subissons en France pour créer des séries TV. S'il fallait faire un classement des séries qui en diffuse le plus et les plus intéressants pour ma part (par pays) ça serait :

    1) Le Japon : En effet, le japon comporte énormément de Drama (série) même si parfois elles ne s'exportent pas souvent dans les autres territoires. On y retrouve un grand large de choix en allant des séries à méga budget (Tokusatsu) à des Drama classique comme on retrouve souvent chez nous. N'oublions pas toute de même les séries animations qui sont précieux chez eux et qui joue un rôle important dans l'économie de ce pays.

    2) Les USA : Que dire ? Les véritables maître c'est eux. On y retrouve de tout et sont assez libre, qu'on aime ou qu'on aime pas on peut apprécier leur série pour en devenir terriblement accro. N'importe où dans le monde, on voit que ça à la TV. Malheureusement, certaine série ne sont pas assez de bonne fracture, on peut se lasser assez rapidement et l'oublié (d'où la deuxième place).

    3) La France : Oui, nous. En France, on est vraiment limité à créer des séries TV à cause d'un budget assez large et qu'on ne pas se permettre créer un peu de tout contrairement au Japon ou encore au USA. On est vraiment à des années lumière de retard sur nos confrère (doublement même) même si on retrouve parfois des séries comiques. J'espère qu'un jour que on saura en haut du classement.

    Autre tendance, les britanniques commencent aussi à monter dans le classement et à se diversifier. J'ai l'impression même qu'ils rattrapent les USA.

  6. Ecrit écrit le 24 juin 2014 à 16:06

    @Ludovic, vous avez tout a fait raison. Le Japon et les US ont de véritables industries audiovisuelles. Les Anglais comme nous ont une fiction plus artisanale, ce qui ne les empêche pas d'exporter leurs fictions, contrairement à nous. Nous voyons bien ce qu'il nous reste à faire pour les égaler : privilégier le contenu à ceux qui le portent…

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