Publier son premier roman: 5 piliers à connaître pour passer le barrage du comité de lecture

Quand il envoie son roman par la poste, chaque romancier inconnu a une chance sur 6000 d’être publié, soit 0,016% de pouvoir débuter sa carrière.

C’est peu, voire infinitésimal pour le tenter aux statistiques. Il faut donc pour se donner le maximum de chances de voir ses efforts récompensés, miser sur d’autres stratégies. Comment ? En passant le fameux barrage du comité de lecture. Chaque maison d’édition, petite ou grande, fait appel à des lecteurs qui constituent le premier cercle à franchir. Je vous donnais les clés pour franchir ce même barrage dans les sociétés de production avec mon billet
Envoyer un scénario : comment être lu ?, je vous propose aujourd’hui de faire le parallèle avec les pratiques des maisons d’édition qui ô surprise, reprennent en partie les mêmes modes de sélection. C’est parti !

  1. Connaître le marché auquel vous vous adressez :

    Les éditeurs français publient en moyenne plus de 600 livres par an, c’est peu et c’est beaucoup si l’on considère que chaque maison d’édition reçoit entre 100 et 8000 manuscrits par an (Gallimard est le champion toute catégorie), d’où un taux de sélectivité important. Mais lorsque l’on enlève de la rentrée littéraire l’ensemble des livres d’entretiens, les commandes ou biographies de star, les livres de cuisine et toutes les autres productions du même ordre, l’on s’aperçoit qu’en fait, il n’y a de places que pour moins d’une centaine de nouveaux romanciers par an.

    Les chiffres sont sans appel : En 2012, seuls 69 nouveaux auteurs ont eu la chance d’être édités, ils étaient 87 en 2009, 91 en 2008 et 121 en 2004, pas besoin de vous faire un graphique pour comprendre que la tendance n’est pas prête de s’inverser. Les places sont donc extrêmement chères et le nombre d’élus tient du confidentiel.

  2. Connaître les grands ordres de grandeur :

    Autre fait intéressant : sur l’ensemble des romans édités par an, seule une dizaine dépasse les 50 000 exemplaires. Le tirage moyen d’un premier livre se situait à 7600 exemplaires en 2005 (selon le Syndicat national de l’édition), mais ce chiffre semble surestimé à l’heure actuelle car il ne correspond qu’à la déclaration de grands éditeurs. En moyenne, il faudrait donc le diviser par deux ou trois.

    Vous faites vous-même le calcul, pour une star comme Guillaume Musso, le reste des jeunes romanciers ne peut absolument pas vivre de son art, sachant que par ailleurs, la durée de vie d’un livre en librairie est estimée entre trois semaines et deux mois. Il est ainsi important d’avoir ces ordres de grandeur en tête pour ne pas se désespérer aux premières lettres de refus. Enfin, vous aurez compris que pour faire partie des élus, il existe d’autres paramètres à prendre en compte et des stratégies à employer pour passer au-dessus de la pile. Continuons…

  3. Connaître son premier lectorat : qui lit vos romans envoyés par la poste ?

    Pour faire sa sélection, chaque maison d »édition conçoit un comité de lecture qui va faire un premier tri. De quelques lecteurs aux plus gros comités d’une dizaine de salariés dédiés, ces lecteurs sont les premiers que vous devrez convaincre pour passer le premier et plus gros barrage qui vous amènera à être discuté en comité.

    • Chez les petits éditeurs : ceux qui publient moins de vingt livres par an, vous serez lu probablement par un stagiaire. Il s’agit souvent d’un diplômé d’une section littéraire, plus rarement d’un passionné. Leur point commun, ce sont des nouveaux entrants du monde de l’édition qui veulent se faire recruter sur des postes fixes. Ils n’ont en général qu’une petite expérience littéraire et sont très mal rétribués pour leur fiche. Cependant, ils connaissent bien l’éditeur qui les emploie et veillent à sélectionner les projets en fonction de ses goûts.

    • Chez les plus gros éditeurs : le comité de lecture peut-être composé de cinq à quinze lecteurs qui lisent et jugent les romans avec une fiche dédiée. Ce sont, la plupart du temps, des gens qui gravitent dans l’univers littéraire depuis un moment : cooptés de maisons en maisons, ce sont souvent d’anciens éditeurs, des critiques et des auteurs déjà publiés, rarement des jeunes diplômés, mais les exceptions existent. Ils ont tous en commun d’avoir une bonne connaissance du milieu de l’édition et sont motivés par l’ambition de tomber sur LA perle rare. N’essayez pas de demander leurs fiches, celles-ci restent confidentielles. Ils se réunissent sur un rythme hebdomadaire à mensuel (en fonction du volume) et ne défendent des romans que s’ils ont un coup de coeur et qu’ils souhaitent le voir édité. Si l’un des lecteurs réussit à convaincre les autres, une deuxième lecture du livre est planifiée et ce dernier atterrit sous les yeux de l’éditeur lui-même.

  4. Connaître la ligne éditoriale de l’éditeur que vous avez ciblé :

    • Une marge d’erreur est toujours possible : combien de grands auteurs ont été balayés d’un revers de main dans ces mêmes comités de lecture ? Cependant, ce premier barrage sert avant tout à faire un premier tri et à mettre en avant les meilleurs projets. Ne vous y trompez pas, ces lecteurs ont déjà lu des centaines de manuscrits. Dès les premières pages, ils sont capables de savoir s’ils vont retenir ou pas votre projet. Il est donc important quand vous leur présentez votre manuscrit d’avoir un minimum de connaissances de leurs attentes et de leur manière de sélectionner un projet. Cela commence par respecter la ligne éditoriale de l’éditeur pour lequel ils travaillent.

    • Chaque éditeur possède une identité propre qui lui sert à se différencier de ses voisins de table. Ainsi, sa première volonté à la réception d’un manuscrit est d’estimer ou pas la propension de votre chef-d’oeuvre à entrer dans sa ligne éditoriale. Avant d’envoyer, vérifiez bien ainsi que vous avez les bons critères : pas de recueil de poèmes ou de livre de cuisine à un éditeur de romans, pas de SF chez un éditeur de littérature classique, etc. vous avez compris.

  5. Connaître les critères de lecture principaux :

    • En dehors de la ligne éditoriale, les critères principaux sont l’originalité (d’une arène, du traitement ou d’une thématique par exemple) et le ton (un auteur se différencie surtout par sa voix). Bien évidemment, la maîtrise de la langue, la richesse du vocabulaire, un style singulier sont autant d’atouts à avoir dans sa besace pour passer les différents passages.

    • Les clichés, les banalités, les phrases toutes faites, les maladresses syntaxiques, les fautes d’orthographe, les personnages ternes, etc. sont autant de raisons rédhibitoires qui orientent votre manuscrit vers la lettre de refus.

    • Chaque maison d’édition travaille avec les notes de ses lecteurs. Il s’agit souvent d’un résumé de l’oeuvre assorti d’un avis personnel (plus ou moins élaboré) qui transmet surtout le ressenti du lecteur. La fiche synthétique contient de même un système de notation qui oriente soit à la mise à l’écart ou au contraire, à la sélection du manuscrit pour une étape de lecture supplémentaire. Certains éditeurs ont opté pour des systèmes d’étoiles, plus le manuscrit en récolte, plus il va aller loin dans le cycle de lecture, d’autres mettent des notes. Toujours est-il que chaque éditeur s’est créé son propre barème qui engage toujours soit vers du positif, soit vers du négatif. Sachez qu’en général, pour un éditeur moyen, chaque lecteur doit lire environ une dizaine de projets par mois. Inutile de dire donc que la concurrence est rude.

Que retenir : Avant d’envoyer votre roman, vous savez maintenant les critères importants à considérer pour avoir une chance d’être lu dans les meilleures conditions. Cette liste n’est pas exhaustive et j’invite tous ceux qui ont eu une expérience à la partager avec nous pour améliorer cette mini check-list. La semaine prochaine, je continuerai ce billet par quelques conseils concrets pour augmenter encore plus vos chances d’être retenu par l’un de ces comités de lecture.

42 comm. sur « Publier son premier roman: 5 piliers à connaître pour passer le barrage du comité de lecture »

  1. Natacha écrit le 20 août 2012 à 15:47

    Ces conseils sont très précieux chers lecteurs ! moi j'ai mis 18 années avant d'être publiée par mon éditeur ! mais quand la passion est là, l'espoir d'y arriver est plus fort que tout ! la lecture, le travail, écrire sans cesse même si on est pas un pro de l'orthographe sont la clé, bonne chance à tous et merci encore à Cédric et Julie pour ce site vraiment formidable !

    • LEBEE Danielle écrit le 19 avril 2017 à 10:09

      Cela fait 3 ans que j’essaie en vain de me faire publier. Mais voilà quelle prétention de ma part, j’ai adressé mon manuscrit à de grosses maisons d’éditions telles que : Gallimard, Albin-Michel,Arthème Fayart, Denoël, Eloïse d’Ormesson (qui a été lu, mais non retenu), à de moins connues comme Souny ou l’Olivier. J’ai tenté les maisons d’Editions participatives telles que : Saint Honoré, ce n’est pas dans mes moyens. J’ai fait relire mon ouvrage par un professeur de français pour mettre toutes les chances de mon côté. Il s’agit d’un premier roman écrit à 67 ans quand j’ai pris ma retraite de Secrétaire de Direction. Je vais en avoir 70 bientôt je continue à persévérer, en attendant j’écris le second. L’espoir fait vivre. Car moi dans 18 ans ce sera une gloire posthume.
      Voilà bien un monde impitoyable !…

      • Josiane écrit le 16 mai 2017 à 12:29

        Courage

  2. Ecrit écrit le 21 août 2012 à 19:44

    @Natacha : merci pour votre retour d'expérience et merci pour votre fidélité !

  3. Aurélien Poilleaux écrit le 22 août 2012 à 10:35

    Avant même de vous lancer dans la rédaction de votre roman, je vous encourage tout simplement à vous mettre à la place de votre futur éditeur et à vous poser cette question : Qu’est-ce qui pourra le pousser à vous choisir ?

    Malgré sa passion, le plaisir qu’il prend à exercer ce métier qu’il aime, la chance qu’il a de s’épanouir dans son travail… un éditeur reste un entrepreneur. Il s’agit donc avant tout d’une entreprise qui, pour exister, a besoin de réaliser des bénéfices. Au-delà de l’aspect artistique, le premier critère de sélection va être l’évaluation commerciale du roman (c’est hyper pragmatique, certains trouveront que c’est triste, mais c’est comme ça !). Cela n’empêche pas l’éditeur d’avoir des coups de cœur, d’aimer le manuscrit, de croire en votre talent et de prendre des risques financiers pour défendre votre œuvre, les bons éditeurs pérennisent leur société en misant sur des textes de qualité, sur la création d’une image de marque et l’instauration d’une relation de confiance avec les lecteurs (exemple admirable, les éditions Zulma).

    Ceci dit, vous êtes inconnu(e), dans un marché dynamique, mais très concurrentiel (En 2009, 74 788 titres produits dont 38 445 nouveautés, la catégorie « littérature » représente 23,6% du marché de l’édition avec un chiffre d’affaire de 640 millions d’euros, source SNE).
    Il me paraît donc fondamental d’appréhender l’aspect commercial de votre futur livre. Non pas en le conformant à « ce qui se fait », à « ce qui marche », mais en ayant conscience que la plupart des éditeurs vont choisir votre roman s’ils y trouvent un élément qui leur permet de sortir du lot (et il est immense, ce lot, 500 000 références sur fnac.com, 1250 nouveautés chaque semaine !). Alors posez-vous la question, qu’est-ce qui peut-être vendeur : Votre style ? non, il faudrait que les gens vous lisent et donc achètent votre livre pour le découvrir (ça reste essentiel, mais insuffisant). Vos personnages ? Même problème. Le thème ? Pourquoi pas, si vous reprenez un sujet d’actualité brulant, que vous êtes hyper réactif, mais ce mode de fonctionnement se prête mieux à l’essai qu’au roman. Alors quoi ? Une histoire ? Oui, une bonne histoire, bien construite, originale et surtout alléchante. Trois lignes de résumé qui donnent une envie folle de savoir comment ça se termine. On en revient au sujet même de ce formidable blog : un high concept !

    Bonne rentrée à tous.

  4. Ecrit écrit le 22 août 2012 à 18:55

    @Aurélien : merci pour cette mise en lumière intéressante d'un retour d'expérience d'éditeur. N'hésitez pas à vous rendre sur lanthologiste.fr pour lui proposer des textes… Vous savez maintenant ce qu'il recherche.
    Petit bémol pour moi à ton analyse pertinente : le high concept dans un roman se décline aussi et surtout avec un style personnel et des personnages emblématiques. Ne négligez pas l'un aux dépens des autres car c'est la combinaison des trois qui fait le sel d'une sacrée bonne histoire ! (à mon humble avis)

  5. Aurélien écrit le 23 août 2012 à 13:24

    Attention, je n’ai pas dit que le travail était fini une fois la bonne idée trouvée !
    Bien entendu, un comité de lecture jugera le manuscrit sur un nombre important de paramètres, et chaque éditeur a des sensibilités différentes. Les qualités dramatiques et littéraires sont aussi essentielles au succès d’un roman que chacune de ses chaussures pour un alpiniste. Les places sont chères, et il faut être au top à tous les niveaux pour avoir une chance, c’est certain.

    Si le texte paraît pauvre, si les clichés, les facilités, les répétitions, les erreurs de concordances de temps se multiplient, si la formulation pose des problèmes de compréhension ou de rythme, si la longueur des phrases plombe l’histoire, si on n’a pas peur quand l’auteur écrit que « ça fait peur », le manuscrit finira dans la broyeuse (et la bonne idée sera récupérée par un membre du comité de lecture, et ça, ça fait vraiment peur, non ?).
    De même, des personnages creux, superficiels, incohérents, des objectifs flous, des obstacles mal dessinés, des antagonistes passifs, des rebondissements éculés, etc, tous ces manquements sont la plupart du temps éliminatoires.

    Un éditeur choisit un manuscrit lorsqu’il est persuadé que le livre satisfera ceux qui l’auront acheté (d’où l’importance du style, des personnages et de l’intrigue). Mais il se demande aussi comment il va donner envie aux gens d’acheter le livre. C’est une chose d’être persuadé de la qualité d’un roman, c’en est une autre de convaincre le public. Or, il ne peut pas miser sur le style de l’auteur puisque les gens ne le connaissent pas. Avec un concept original (déclencheur, tâche, objectif…) vous lui facilitez la tâche. Et il ne faut pas oublier que vous participez à une compétition entre tous les auteurs qui souhaitent être publiés. L’éditeur a un planning, 10, 20, 50, 20000 livres par an, et il choisi ceux qu’il préfère. Considérant cela, c’est peut-être plus facile de se démarquer par un concept que par un style. Mais encore une fois, il n'y a pas de vérité absolue…

    Aurélien

  6. Ecrit écrit le 24 août 2012 à 08:39

    @Aurélien : effectivement chacun son job ! Si la paire Auteur-Editeur a conscience des enjeux de l'un et de l'autre, ça ne peut que mieux fonctionner.

  7. Anonyme 007 écrit le 24 août 2012 à 09:20

    Belle analyse, chère Julie, lucide et frappée au coin du bon sens, ce qu'on a parfois tendance à oublier, quand on se prépare fébrilement à envoyer son manuscrit aux éditeurs. Connaissant le monde de l'édition (littéraire, exclusivement), je me permets d'apporter quelques éléments de détail supplémentaires (mais Dieu ou le diable ne sont-ils pas dans les détails?).

    1. Le marché : Effectivement, les places sont chères pour les nouveaux auteurs, car il faut compter aussi, en terme de mise en place, avec le poids des autres auteurs, plus confirmés, et ils sont nombreux à continuer de produire régulièrement, même si (un peu comme au cinéma), le passage au deuxième roman (en terme d'attente éditeurs/public) est peut-être plus délicat à "transformer". Si le marché est très sélectif, le premier roman bénéficie, depuis une grosse dizaine d'années, d'un critère "nouveauté" important et d'une prime à la fraîcheur: les éditeurs, la critique et même les libraires adorent "découvrir" un nouvel auteur…et pas seulement sur des critères purement qualitatifs (c'est une autre histoire mais son importance est réelle dans une société où marketing, personal branding et consommation culturelle sont liés). Cependant, il est certain qu'un premier roman qui frappe fort par sa qualité littéraire (et narrative) a plus de chance d'être repéré plus vite, d'être mis en avant avec le label "nouveau petit génie de la rentrée" (cette année, "tout le monde " ne parle que d'Aurélien Bellanger", le "nouveau Houellebecq" de service: voyez comme on est proche d'un bonne grosse tagline avec ce genre de qualificatif); et ça c'est le jeu des journalistes (et ensuite des libraires), qui adorent créer le buzz, dès réception des épreuves, distribuées par les éditeurs trois/quatre mois avant la rentrée. Pour l'anecdote, en 2006, le carton quasi-programmé de Jonathan Littel avec "Les Bienveillantes" (+ de 600 000 exemplaires au compteur, c'est exceptionnel pour un premier roman), était déjà quasiment sur toutes les lèvres et dans les dîners en ville journalistiques dès le mois de…juin. Ce qui n'enlève rien à ces qualités littéraires, il n'en reste pas moins que cette mise en avant d'un nouvel auteur a aussi des critères quasi dramaturgiques dans son lancement. "Lancer" un nouveau phénomène, c'est aussi, à sa manière, de la mise en scène (on peut aussi parler de story telling, dans une certaine mesure).
    Ce sont des critères qui peuvent vous sembler très éloignés de critères purement littéraires, mais il est intéressant, là encore, d'être lucide et non dupe des enjeux qui se trament: l'édition c'est aussi du business, et aucun éditeur ne crachera sur un nouvel auteur qui "explose" dès sa sortie. Sa rentabilité et donc sa survie, en dépendent en grande partie.
    Donc, pour en revenir à des préoccupations plus créatives, autant soigner jusqu'àu dernier chapitre, à la dernière virgule, son manuscrit avant envoi. Ne jamais oublier que pour un roman, peut-être plus que pour un scénario, le fond et la forme sont étroitement liés, au sens où il s'agit d'une oeuvre finie à part entière. Si la structure narrative est votre squelette, le style mais aussi votre regard sur le monde en sont la chair, les nerfs et les muscles.

  8. Anonyme 007 écrit le 24 août 2012 à 10:06

    2. Les ordres de grandeur.
    Là encore, les chiffres sont parfois surestimés par l'éditeur (question d'image de marque). L"édition littéraire, en termes de ventes, c'est le règne du "tout ou rien". L'immense majorité des auteurs émargera , plus ou moins aisément, autour de 1000/1500 exemplaires (oui, vous avez bien lu, et ça n'enlève rien à leur qualité, bien au contraire, ce sont les chiffres de vente), quand un petit peloton d'une trentaine d'auteurs (souvent confirmés, donc avec une certaine notoriété, ) naviguent entre 5000 et 15000 exemplaires: on est ici à peine au seuil de la viabilité annuelle (encore faut-il réitérer l'exploit plus tard…) ; une dizaine de vedettes, habituées des prix et des passages télé/radio, dépasseront les 30 000 exemplaires annuel; enfin, une poignée de stars du jour (ou à la notoriété déjà acquise) feront la course en tête au delà de 50/80 000… enfin, les chiffres des "vrais" best-sellers dépassent en général les 100 000 exemplaires annuel..mais ce sont des exceptions. Je ne parle là que du secteur littéraire (excluant les livres de vedettes politiques , les coups journalistiques ou autre succès culinaires).
    Il faut aussi bien intégrer, que pour un auteur de romans, il faut raisonner sur la longueur, sur le temps. Enormément d'auteurs ont commencé à faire parler d'eux, à vendre un peu plus ou parfois à s'affirmer, après trois, quatre, parfois dix romans. L'éditeur appelle un fonds, c'est ce qu'on appelle communément le début d'une oeuvre. Un autre vecteur qu'il faut avoir en tête quand on se lance dans l'écriture et l'envoi de son tanuscrit: la majorité des maisons d'édition de qualité recherche des auteurs avec un univers, une vision singulière du monde, une sensibilité propre; quelqu'un dont on "sent" qu'il a le potentiel pour développer une oeuvre. Sauf exception, les grands éditeurs ne recherchent pas des coups, des "one shot" (rarement dans le secteur du roman, en tout cas). Ils veulent pouvoir dénicher, sur la foi d'un premier manuscrit, un auteur au long cours. Pas facile…mais c'est un pari qu'ils font. Avec son lot de réussites et d'échecs.
    Là encore, savoir montrer dès le premier manuscrit, un univers riche, une langue singulière, un point de vue personnel, sont des critère, certes non rationnels, mais ça exprime le plus souvent une de forte personnalité qui peut attirer les éditeurs. Après, il reste le sentiment, encore plus subjectif de "coup de coeur" qui fait qu'un éditeur croit en vous dès la première lecture; évidemment la rencontre entre deux personnalités (éditeur/auteur) a son importance, elle est même parfois déterminante, dans un sens ou dans l'autre. Bref, on entre là dans la partie passionnante, terriblement subjective, parfois heureuse, parfois cruelle, des rencontres humaines autour d'un projet artistique. Mais on dépasse là le seul domaine du roman; ce sera là même chose, la même aventure exaltante et fragile à la fois, pour une rencontre scénariste/producteur ou cinéaste: l'empathie, des goûts communs, une forme de complicité artistique, des relations humaines. Vaste programme…;-)

  9. Anonyme 007 écrit le 24 août 2012 à 13:12

    3. Lectorat et première sélection.
    Les comités de lecture… Analyse très juste, Julie, tant pour les petits que pour les gros éditeurs.
    Cependant, il faut savoir que pour certaines petites maisons il sera plus facile d'être lu par l'éditeur ou le directeur de collection, question de statistiques. Même si l'éditeur est le plus souvent aidé par le biais de stagiaires, souvent issus d'universités (Sorbonne IV, etc).
    Il y aurait beaucoup à dire sur ses premières sélections et sur les connaissances enseignées à l'université , du point de vue purement artistique…Si ce sont pour la plupart des jeunes gens assez érudits et bien formés à l'édition, ils sont parfois aussi…déformés par les goûts de la doxa (débat qui pourrait prendre des heures, voire des jours), c'est à dire l'air du temps littéraire (sans même parler des chapelles littéraires qui se disputent les brevets d'honorabilité); pour ce que j'en ai vu, ils ont parfois (pas toujours) une fâcheuse tendance à reproduire le discours général ambiant et à se caler sur ce qui se fait déjà, inconsciemment sur des référents du succès, sur ce qu'on leur enseigne en fac, cad ce qu'ils estiment être le "bon goût de l'époque". Résultat fréquent: une analyse littéraire qui fait la part belle à une littérature bien écrite, correctement pensée, disons "mainstream" mais pas forcément à l'affût de projets plus fulgurants ou disons "hors des clous". Ne comptez pas trop sur eux pour découvrir un nouveau Céline, un futur Breat Easton Ellis, un prochain Antonin Artaud, encore moins l'équivalent de J. Hunter Thompson. Mais on n'est jamais à l'abri d'un stagiaire au flair hors norme, hein…;-)

    Garder espoir, donc, mais bien étudier les lignes éditoriales des maisons (c'est à dire en fait connaître ce qu'écrivent leurs principaux auteurs, et ses affinités). Histoire de "sentir" où s'accorderait le mieux votre propre sensibilité. Rentrer aux éditions de Minuit n'est pas du tout la même chose qu'être accepté chez Flammarion, par exemple.
    Puisqu'on parle d'oeuvre au sens large, donc de long terme, il est intéressant de réfléchir aussi en terme de tactique. Si vous entrez chez une petite maison relativement peu prestigieuse, il sera plus difficile d'aspirer à présenter vos prochains tapuscrits, par exemple, chez Gallimard ( prestige historique) ou chez Verdier (exigence littéraire sans grande notoriété), si vous le souhaitez, ou si vous prenez conscience, désormais édité, que votre ambition artistique est plus grande que prévue.
    Ce sont souvent des critères auxquels on ne pense pas, tout à l'euphorie d'avoir achevé son projet… pourtant, en cas d'acceptation, l'incidence sera grande pour votre future évolution. A méditer, donc, avant d'envoyer.
    Mais vous aurez compris que tout ça n'est rien si vous ne connaissez pas le marché et ses auteurs édités. Pour cela, pas de secret: pour entretenir la flamme littéraire, il faut beaucoup lire, connaître ce qui se fait et ce qui s'est fait, dévorer des milliers de pages, être curieux jusqu'à l'obsession pour le roman et la littérature, qu'elle soit française ou étrangère. Un petit conseil: avant d'écrire (ou même et surtout pendant), lisez, lisez, LISEZ! Un auteur de romans est avant tout un grand lecteur.
    Lapalissade, et pourtant je suis toujours étonné d'entendre certains auteurs, parfois même relativement "en vue", trahir un manque d'intérêt flagrant pour la littérature contemporaine ou plus classique; certains (ils sont rares, heureusement) ne sont pas loin d'affirmer que lire n'est pas "vraiment" leur priorité (vécu): ce qui compte est d'être édité.
    Toute la question est de savoir à l'aune de quelle ambition artistique on souhaite être édité, c'est à dire être désormais "chose publique".

  10. anonyme 007 écrit le 25 août 2012 à 14:26

    Un lien vers un article intéressant pour décrypter l'immédiate "après-parution", moment crucial où son bébé est lâché dans le grand bain littéraire. Comment petit poisson deviendra grand. Ou pas.

    (à noter le schéma qui montre l'effet démultiplicateur des prix littéraires sur les ventes).

    http://lesyndicatduweb.wordpress.com/tag/christine-angot/

  11. Anonyme 007 écrit le 27 août 2012 à 08:51

    Encore un lien, très documenté "de l'intérieur" de la petite cuisine éditoriale et journalistique. Voilà, vous en savez autant que ceux qui "font" (ou défont) la rentrée littéraire. Attention, le lien n'est visible que 24 heures (Médiapart, payant):
    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5159#.UDsCZgisddQ.facebook

  12. Ecrit écrit le 27 août 2012 à 14:08

    @007 : Merci pour toutes ces infos précieuses et complémentaires.

  13. lilia zemri écrit le 3 mai 2013 à 14:25

    Bonjour, je viens d'éditer mon premier roman "le silence du coeur" mais je ne sais toujours pas comment le faire connaitre,j'ai besoin de vos conseils, voilà le lien
    http://www.edilivre.com
    Par Fatima Zeraoui.
    Merci.

  14. Anonyme écrit le 5 mai 2013 à 07:19

    Bonjour lilia !

    Votre chance d'avoir été éditée, n'en est pas une. Edilivre n'est pas une maison d'édition. C'est de l'auto-édition. Ils font payer une forte somme à l'auteur, pour soit-disant lire et corriger son manuscrit. la réalisation de la couverture, s'il y a une photo à insérée, est également payante.
    Il n'y a pas de comité de lecture, et ils ne font aucune promotion.
    L'auteur doit éffectuer tout le travail auprès des libraires, qui souvent ne travaillent qu'avec les éditeurs.

    L'auteur doit avoir une bonne expérience en "mise en page", car chez ces gens il n'y a aucun savoir faire.

    je sais de quoi je parle pour en avoir fais l'expérience en 2012, lors de la parution de mon livre. "CALVAIRE DE PETITS NEGRES".

    Aucun libraire n'est au courant de la sortie de ce roman.(J'ai vérifié.)J'ai du résilier le contrat, et me diriger vers un autre éditeur. Pour l'instant, j'attend sa réponse depuis 3 mois, mais c'est encore dans les temps.

    Allez vérifier mes dires sur le net en tapant "Edilivre". Vous lirez des critiques étonnamment négatives.

    Chére ami je sui désolé de vous faire remarquer que vous êtes aussi tombée dans le piège d'un faux éditeur.

    Appellez les radios ; allez parler aux quotidiens ; aux associations ; faites du porte à porte. Voyez aussi les comités d'entreprises. Bref ! Prenez le taurau par les cornes, et bon courage pour la promotion.

    Georges V.

  15. Ecrit écrit le 13 mai 2013 à 17:20

    @Georges V.: Merci de ce retour d'expérience!

  16. Corine Braka écrit le 7 juin 2013 à 09:25

    En faite vous dite que le plus important c est l univers du roman ,bien sur le style,la naration,mais l univers doit donc etre quelque chose qui interpelle le plus de monde possible en bien ou en mal?
    La personnalitee de l auteur compte beaucoup ,son emotion ,son engagement vis a vis de son sujet mais une histoire qui tourne autours d un "sujet brulant" fera d apres vous la difference?

  17. Corine Braka écrit le 7 juin 2013 à 09:48

    Serait il plus judicieux de connaitre une personne qui aura aime votre roman et qui se definirait comme "un agent", se pourrait etre un proffessionnel de l edition et il vous guiderait le mieux possible jusque vers un editeur potentiel?
    Si j ai bien compris l univers du roman est quelque choses de tres important puisque cest cela qui va interesser ou pas un lecteur…

  18. Ecrit écrit le 7 juin 2013 à 12:08

    @Corine: je ne suis pas sûre d'avoir compris réellement votre question, mais oui l'univers (ou encore l'arène) du roman et l'univers de l'auteur sont des éléments importants. Cela permettra d'imposer une signature… ou pas. Michel Houellebecq, Amélie Nothomb, Guillaume Musso, Marc Levy ont imposé des univers personnels différents. Comme en série TV, leur lecteur aime trouver une histoire différente à chaque fois mais avec un univers d'auteur et des spécificités stylistiques, des personnages, etc. qui restent toujours les mêmes à chaque fois.
    Il existe bien sûr des agents littéraires (des professionnels avec un carnet d'adresse bien rempli) qui permettent aux auteurs de démarcher des maisons d'éditions ou des productions et qui négocient pour eux leurs contrats. Attention cependant à qui confier votre manuscrit: certains sont sélectifs et ne prennent pas de débutants, d'autres sont surbookés, d'autres encore malhonnêtes ou incompétents… À vous de bien vous renseigner et choisir la personne la plus adéquate pour vous représenter.

  19. Tema Zaroui écrit le 3 juillet 2013 à 11:58

    Bonjour, je remercie la personne qui a répondu à mes questions sur la promo de mon livre, et je tien à vous dire que vous avez raison pour mon roman, j'ai bien trouver après la sortie pleins de fautes de frappe, par fois on fait pas attention, mais c'est pour cette raison que j'ai payer ma maison d’édition, pour la correction, mais voilà pleins de fautes d’autographe au menu!

  20. Ecrit écrit le 13 juillet 2013 à 12:45

    @Jose: Merci de votre commentaire sur notre site, hélas nous ne pouvons pas le publier. High concept est bien une méthode d'écriture valable pour les premiers romans, mais le respect du droit d'auteur nous impose aussi de ne pas publier dans nos commentaires des articles de collègues sans leur autorisation. Bon été créatif!

  21. Anonyme écrit le 1 août 2013 à 10:46

    Un auteur qui a été publié (à compte d'éditeur) après avoir été refusé cent-soixante fois :

    http://refusdediteurs.webs.com

  22. Ecrit écrit le 5 août 2013 à 12:58

    Cher anonyme, nous refusons habituellement toute forme d'autopromo ou de promotion envers des éditeurs, producteurs, diffuseurs dont nous ne pouvons juger du professionnalisme, comme c'est le cas pour les Editions qui vous ont (enfin) édité. Bien évidemment, le recensement de l'ensemble de vos lettres de refus nous a amusé, c'est la raison pour laquelle nous autorisons votre commentaire. Cependant, nous nous permettons de mettre en garde nos lecteurs: nous n'avons rien contre l'édition à compte d'auteurs, mais bien évidemment, tout auteur qui souhaite être reconnu préférera naturellement la voie classique et difficile que vous avez tentée et dont nous avons rappelé les différents obstacles dans ce billet. A ce titre, nous mettons un lien vers un article (qui n'engage que son auteur) sur les inconvénients du type d'éditeur que vous avez choisi (http://livrogne.com/2011/02/informations-utiles-sur-les-editions-chloe-des-lys/). A bon entendeur. Julie Salmon

  23. Anonyme écrit le 16 janvier 2014 à 00:01

    slut à vous tous, moi je suis un jeune camerounais qui pour la première fois ouvre depuis son ordinateur une page du web fort de ma détermination à m'outiller sur les moyens les plus accessibles pour le tiermondiste que je suis de trouver des leviers à la publication de mon roman "Les fils du roi bamba" sur le quel je travaillle depuis plus de 10 ans dejà mais j'avoue être effrayé en ce jour par vos différentes interventions qui me font réellement penser que je ne suis point au bout de mes peines quant à la publication de mon roman et dire qu'il a cinq parties je vous en conjures aidez moi en " français facile" car rien que l'achat de ma clef internet ferait l'objet d'un best seller sur un miséreux qui n'a qu'un rêve alors par pitié c'est quoi le moyen le plus simple et le moins sophistiqué pour moi de publier mon roman l'esperance de vie chez nous ne favorise pas la patience lol.

  24. Ecrit écrit le 16 janvier 2014 à 09:20

    @Anonyme camerounais: hélas, tiermondiste ou pas, petite espérance de vie ou pas, comme tous les auteurs débutants, vous vous heurterez à la sélection impitoyable des maisons d'édition françaises. Peut-être pourriez-vous justement utiliser votre différence pour les séduire, la misère n'est-elle pas à la mode ces derniers temps? Quoi qu'il en soit, la meilleure option est toujours d'investir sur le contenu. Plus il sera bon, plus vos chances seront grandes d'être lu et publié. Si vous estimez que votre roman est assez bon, envoyez-le par le poste et tentez votre chance. Bon courage, Julie

  25. Sébastien écrit le 7 mars 2014 à 17:17

    Bonjour à tous,

    je suis actuellement en plein changement d identité professionnelle et étant cinéphile depuis toujours, je me lance pour mon simple plaisir et histoire de me lancer un défi, dans l écriture d'un roman, ayant depuis tout petit , l'esprit assez fertile, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais étant de nature franchement méfiante , y a t il une précaution à prendre avant d 'envoyer un peu partout son manuscrit? qui dit histoire, dit idée, et toute invention qu'elle soit physique ou narrative se doit d'être avant tout protégée au risque de tomber dans des mains peu scrupuleuses…Merci d'avance de votre aide précieuse dans la réponse que vous pourrez j espère apporter à ma question.

    n'écrivez pas pour être connus, mais écrivez d'abord pour vous et par plaisir, ceci est le maigre avis d'un réel amateur en la matière, mais c est là toute ma façon de vivre l'écriture.

    Sébastien 😉

  26. Ecrit écrit le 9 mars 2014 à 17:35

    Cher Sébastien,

    Personne ne peut se protéger contre la malhonnêteté, par contre, mettre une alarme et une porte blindée peuvent dissuader les voleurs. Il faut donc protéger vos envois au maximum : les tracer par mail, toujours essayer d'avoir un accusé de réception, etc. Cédric vous donne quelques conseils sur le billet suivant: Le dépôt d'un concept de bible est-il possible avec le droit d'auteur. Bon courage, à bientôt, Julie

  27. Anonyme écrit le 20 avril 2014 à 18:03

    effrayant tous ces commentaires sur l'édition de la première oeuvre. Pourrais-je vous demander un créneau sur les éditeurs de roman africain? je suis ivoirien et j'aimerais publier mon premier roman"jean-roi ou les origines d'un métis".

  28. Ecrit écrit le 22 avril 2014 à 06:01

    @auteur ivoirien: je ne crois pas qu'il existe une catégorie "éditeur de roman africain" mais vous pouvez de toutes les façons tenter votre chance sous ce label, ce qui comptera au final c'est la qualité de votre premier roman. Julie Salmon

  29. Anonyme écrit le 18 juillet 2014 à 04:48

    Comment alors être éditer, si les maisons d'éditions ne publient que très peu de livres, dont nous sommes certains que le roman que l'on a envoyé sera refusé.
    J'ai déjà bon nombre de refus et aussi, ceux qui me demandent de l'argent pour les publier.
    Quel choix prendre ?
    Attendre des années ou faire confiance à des voleurs ?

  30. Ecrit écrit le 18 juillet 2014 à 06:57

    Cher anonyme: la route vers l'édition est longue. Stephen King collectionnait ses lettres de refus qu'il affichait au-dessus de son bureau ; Ray Bradbury n'a pas été édité avant 40 ans… L'auto-édition a également ses limites, vous payez pour exister. Le secret est bien la persévérance. Réécrire jusqu'à intéresser quelqu'un. Proposer son livre sur Amazon peut être également un moindre mal. A vous de voir quel est votre objectif. Bon courage, Julie

  31. karim darsouni écrit le 5 août 2014 à 20:27

    Merci pour cette clarification de la sélection du roman par les éditeurs. Mais comment reconnaître une grande maison d'édition à une petite pour l'envoi du manuscrit?.
    Bonne soirée.

  32. Ecrit écrit le 7 août 2014 à 08:58

    Cher Karim, il vous suffit de vérifier sur Internet la société en question et le nombre de parutions par an, ou sur societe.com. Le chiffre d'affaires devrait vous donner une idée de la puissance de la société. Bien à vous, JS

  33. Anonyme écrit le 23 septembre 2014 à 18:02

    Un éditeur accepte la publication de mon premier manuscrit mais je dois débourser entre 2000 et 4000 euros – en fait c'est moi qui finances l'édition : est-ce une pratique courante ?

  34. Ecrit écrit le 24 septembre 2014 à 08:00

    @anon: oui c'est courant, ça s'appelle le vol! Aucun éditeur digne de ce nom ne demande d'argent à un auteur pour le publier car c'est justement son métier et son risque. Avez-vous vérifié que vous n'êtes pas dans le cadre de l'auto-édition?

  35. Anonyme écrit le 24 septembre 2014 à 09:25

    il n'est évidemment rien précisé dans la proposition de contrat ! Mais je comprends maintenant que l'auto-édition se cache derrière des écrans de fumée. Je vous remercie pour cette réponse franche.
    Si je souhaitais effectivement prendre à ma charge l'édition à compte d"auteurs, quelle démarche devrais-je entamer pour obtenir un n° ISBN ?
    bàv

  36. Ecrit écrit le 25 septembre 2014 à 07:58

    @Bav: tout dépend de l'éditeur, je vous conseille Amazon dans ce cas, au moins, vous avez une chance d'être repéré si votre livre est en tête des ventes. Bon courage. JS

  37. avahounzo idelphonse écrit le 23 mars 2016 à 16:44

    Moi j’ai ecrit des scenario sur la sorcellerie, je me demande ce qu’il faut pour amener des emotions comme, le courage, la peur , l’intrigue pour donner une envie au lecteur de decouvrir le contenu du livre.

  38. Jul Etjim écrit le 6 mars 2017 à 12:24

    Etre édité, c’est génial, mais… Il y a a boire et à manger dans l’édition. Le site de Corinne Maier raconte ses démêlés avec les éditions Michalon (http://www.corinnemaier.info/a-fuir-michalon-editions-piege-a/), et la création de l’association des « michalonnés », ceux qui n’ont pas été payés… Finalement l’auto-édition a ses bons côtés…

  39. christiane parent écrit le 14 juin 2017 à 12:44

    bonjour
    mon cas est un peu particulier.
    Je n’ai pas l’ambition de me faire éditer mais simplement le souhait d’être lue par un comité qui me ferait part de ses remarques franches sur mes ecrits.
    Cela est-il possible ?
    Ou et auprès de qui faut-il s’adresser ?
    Merci de votre réponse
    cordialement
    christiane Parent

  40. Julie SALMON écrit le 19 juin 2017 à 14:30

    Chère Christiane,

    Si vous souhaitez une fiche de lecture, nous proposons ce service sur notre site à un tarif avantageux considérant les prix du marché : https://high-concept.fr/methode-scenario/script-doctoring-en-ligne/

    Vous pouvez également soumettre votre manuscrit aux maisons d’éditions, ces dernières font parfois des retours argumentés mais vous n’aurez pas une analyse complète.
    Bon courage,

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