Rentrée tv : FTV et ARTE au coeur de drames de société

Sujet(s) abordé(s) :

Quand le groupe public souffre de tous les maux (budget -200 millions, chute des audiences, menace de licenciements, etc.), il est intéressant de comprendre sa stratégie pour enrayer la crise. Beaucoup de séries policières nous l’avons vu, quelques comédies (policières et sociales) pour un gros de sa programmation fondée sur des drames sociaux et sociétaux.

  1. Des drames de société exploitant des tendances d’actualité :
    • Prix de la meilleure réalisation pour PUNK à La Rochelle sur ARTE, téléfilm réalisé par Jean-Stéphane Sauvaire avec Paul Bartel, Béatrice Dalle, Marie-Ange Casta, Bernie Bonvoisin, Jérémie Laheurte, écrit par Camille Vizzavona, Jean-Stéphane Sauvaire, Georgina Tacou, d’après l’oeuvre originale Viens là que je te tue ma belle de Boris Bergmann, produit par Anna Lena films (Victorien Vaney, Anna Vaney) qui retrace la vie d’un adolescent intense et solitaire, Paul, entraîné dans une quête initiatique faite de liberté, de violence, d’espoirs et de trahisons. Punk raconte les victoires et les défaites, les alliances et les confrontations, des premiers baisers aux premières désillusions, d’adolescents à la fois révoltés et fragiles.
    • Autre téléfilm médiatisé sur France 2 exploitant le thème sociétal de la prison, Médecin-chef à la santé, réalisé par Yves Rénier avec Mathilde Seigner, Samuel Labarthe, Youssef Hajdi, adapté du livre du même nom de Véronique Vasseur, écrit par Véronique Vasseur et Jean-Luc Estèbe, produit par Claude Chelli (Capa) qui retrace le parcours d’un médecin-chef à la prison de la Santé, Séverine Vincent qui n’a jamais été formée pour ça. Les premiers jours à la Santé sont un choc… Puis, progressivement, la révolte remplace la peur.
    • Autre thématique d’actualité sur France 2 : Interdits d’enfants, téléfilm réalisé par Jacques Renard avec Agathe Dronne, Pierre Cassignard, Liza Manili, écrit par Jacques Renard et Prune Berge d’après le livre éponyme de Sylvie et Dominique Mennesson, produit par Alchimic Films. Une histoire vraie : celle d’un couple, qui ne pouvant avoir d’enfants, a recours à une mère porteuse aux États-Unis. De retour en France, le couple se retrouve dans une situation inextricable pour faire reconnaître cette filiation. Un sujet brûlant d’actualité.
    • Retour dans la banlieue en crise avec la crèche des hommes, téléfilm réalisé par Hervé Brami avec Salim Kechiouche, Alex Fondja, Julien Courbey, Julie de Bona, écrit par Astrid Condis y Troyano, Pascal Fontanille, produit par François Aramburu et Pascal Fontanille. Mohamed tient le mur dans la cité depuis trente ans ou presque, il est là, toujours avec les mêmes amis. C’est l’ennui, le chômage, les rêves sont éteints. Pourtant autour d’eux, ça circule, ça vit. Et il y a de plus en plus de poussettes. Des dizaines de poussettes. Même la génération plus jeune est déjà parents. Et si c’était ça « la solution », la porte de sortie d’un univers sans avenir ?
    • Pour rester dans la banlieue, Crapuleuses, téléfilm réalisé par Magaly Richard-Serrano avec Yara Pilartz, Wendy Nieto, Léa Drucker, Ophélie Alexander, écrit par Magaly Richard-Serrano, produit par Thomas Bourguignon (Kwaï). Violette a 14 ans et déménage dans une ZEP. Très vite, le racket, les coups à l’école… Sabine, 16 ans, fille charismatique, prend sa défense. Violette intègre le gang de filles de Sabine : les Crapuleuses. Elle y apprend l’art de la vanne, les fous rires, mais aussi la baston, les lois de la cité… C’est la spirale qui finit par la dépasser d’autant que Sabine s’avère dangereuse et incontrôlable.
    • Enfin, en continuant le thème familial mais pour les plus agés : Frère et soeur sur France 3 réalisé par Denis Malleval avec Bernard Le Coq, Roxane Potereau, écrit par Jean Carol Larrive, Jacqueline Cauët et Christian Rauth, produit par Panama Productions (Joël Santini, Bernard Le Coq). Bruno Cellini, la cinquantaine, avocat réputé et célibataire endurci, habite la maison de famille qu’il a réaménagée. Un jour, sa tranquillité est perturbée par le retour de Polynésie, après cinquante ans d’absence, de son père Felix, accompagné de Tarita, 16 ans, qui se trouve être… sa petite sœur. Comment vont-ils cohabiter et à quel prix ?
  2. Des romances portant sur les nouvelles formes d’émancipation des femmes (vous aurez reconnu nos low concepts portés par des femmes stars du petit écran). Pour en savoir plus sur la différence entre un low et un high concept, je vous renvoie au cours Le high concept, ou comment vendre son premier scénario à un producteur.
    • La balade de Lucie, téléfilm réalisé par Sandrine Ray avec Sandrine Bonnaire, Mylène Demongeot, Nicolas Gob, écrit par Sandrine Ray, produit par Made in PM. Quand son mari tombe pour abus de biens sociaux, Lucie joue son va-tout : elle choisit d’aller là où toutes rêvent d’aller… au calme ! Mais pour ça, Lucie doit construire sa vie nouvelle… en laissant ses enfants chez sa mère. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’à leur tour ils vont tout faire pour la rejoindre.
    • L’homme de ses rêves, téléfilm réalisé par Christophe Douchand avec Laure Marsac, Thierry Godard, Jean-Yves Berteloot, écrit par Marianne Merlo, produit par DEMD productions. Une quadra au bord de la crise de nerf familiale fait ses débuts sur les sites de rencontres.
      • Ce mercredi 19 septembre, l’histoire d’Emma a attiré 2.11 millions de curieux, correspondant à 8.5% du public présent devant le petit écran. La dégringolade continue pour France 2 qui se positionne en quatrième place des audiences de la soirée, derrière TF1 (Esprits criminels, 8 millions de fans), France 3 (Des racines et des ailes, 4,2 millions), M6 (Desperate Housewives, 3,4 millions).
    • Les mains de Roxana, téléfilm réalisé par Philippe Setbon avec Sylvie Testud, Micky Sebastian, Loup-Denis Elion, écrit par Philippe Setbon, produit par Une production 17 juin fiction. Violoniste de renommée internationale, Roxana Orlac est victime d’un grave accident qui la prive de l’usage de ses mains. Alors que le docteur Bremmer, un vieil ami de son père, propose à la jeune femme la pose de prothèses, un autre chirurgien, le docteur Christiansen, lui offre une double greffe qui lui rendrait sa liberté de mouvements et même la capacité de jouer à nouveau en public.
    • Version France 3, cela donne des sagas romanesques en mini-série :
      • La Chartreuse de Parme, réalisée par Cinzia Th Torrini avec Marie-Josée Croze, Rodrigo Guirao Diaz, Hippolyte Girardot, écrite par Louis Gardel, Fréderic Mora, Francesco Arlanch avec la collaboration de Jacques Nahum, d’après le roman de Stendhal, coproduite par JNP France Films, A Prime Group, Tangram Films avec la participation de la RAI. La duchesse Gina de Sanseverina est prise d’une passion dévorante non partagée pour son jeune neveu Fabrice…
      • Le clan des Lanzac, réalisé par Josée Dayan, écrit par Philippe Besson, coproduit par Passionfilms et Ango productions. Ce 2 x 100′ se situe près de Bordeaux, où Elisabeth Lanzac, 65 ans, dirige d’une main de fer un groupe industriel spécialisé dans le bois, hérité de son père. Nicolas, son fils aîné, promis à la succession, meurt dans un accident. La lecture de son testament réserve une surprise de taille : il lègue ses parts à Julien, son fils caché de 17 ans…
  3. Des unitaires exotiques sur France 2 :
    • Prix du scénario à La Rochelle pour Paradis amer, réalisé par Christian Faure avec Solal Forte, Thomas Jouannet, Isabelle Gélinas, Maïmouna Toure, Jaïa Caltagirone et Michèle Bernier, écrit par Mikaël Ollivier et Sandro Agenor, produit par Eloa prod (France Zobda, Jean-Lou Monthieux). Regard sur le quotidien d’Hugo entre Mayotte et la métropole.
    • Dans la même veine exotique, avec mise en valeur des TOM, Kanaks, l’histoire oubliée, téléfilm réalisé par Stéphane Kappes avec Yaël Mayat, Kétiwar Vendegou, Micke Williams, écrit par Béatrice Espinasse, Didier Lacoste et Christian Karembeu, produit par Nora Melhli (Endémol). En 1988, Christian Karembeu (17 ans), remarqué pour ses talents de footballeur, est sur le point de partir en métropole pour intégrer le FC Nantes. Mais la Nouvelle-Calédonie est secouée par les événements d’Ouvéa, remettant en cause le rêve de Christian.
    • Encore dans l’exotique avec un drame sentimental : Jusqu’au bout du monde, téléfilm réalisé par Gilles de Maistre avec Claire Keim, Guillaume Cramoisan, Fanny Cottençon, écrit par Christophe Graizon en collaboration avec Jacqueline Cauet, produit par Mai Juin Productions. Virginie, jeune ethnobotaniste, vient au Brésil travailler pour un laboratoire pharmaceutique. Son métier la rapproche des tribus indiennes et des chamans qui détiennent les secrets des plantes et du vaudou. Elle devient l’enjeu amoureux de deux hommes qui se haïssent…
    • Enfin dans l’historique, Rouge Brésil, mini série de prestige en 2 x 90′ réalisée par Sylvain Archambault avec Stellan Skarsgard, Théo Frilet, Juliette Lamboley, Sagamore Stévenin, et la participation exceptionnelle de Joaquim de Almeida, écrite par Daniel Tonachella, Tom Richardson et Christian Duguay, d’après le roman de Jean-Christophe Rufin, produite par Pampa (Nicolas Traube) qui se situe à Rouen, au XVIe siècle. Colombe et Just, frère et soeur adolescents, s’embarquent pour le Brésil à la recherche de leur père. Ils sont engagés pour servir d’interprètes dans une expédition qui doit permettre à la France de s’installer au Brésil en créant la France Antarctique.
  4. Pas de réel engouement sur les fictions politiques à part (la reconduction de la série Les hommes de l’ombre pour une deuxième saison sur France 2) et quelques unitaires :
    • Prix du meilleur Téléfilm à La Rochelle pour Manipulations, réalisé par Laurent Herbiet avec Lambert Wilson, Didier Bezace, Sabrina Ouazani, écrit par Jacques Labib et Philippe Madral, produit par Breakout Films et AB Productions. L’organisation terroriste Camu (Comité antimondialisation unifié) menace le territoire français alors que les candidats à la future élection présidentielle se précisent. Malgré l’ampleur du dispositif déployé par la cellule anti-terroriste, le ministère de l’Intérieur n’a d’autre choix que de faire appel à Frank Barrot, commissaire réputé pour ses méthodes controversées, afin de neutraliser ce groupe armé.
    • Silences d’état, téléfilm réalisé par Fréderic Berthe avec Rachida Brakni, Thierry Neuvic, Richard Berry, écrit par Raphaëlle Bacque et Nicolas Kieffet, produit par Zadig Productions. Le ministre de la Santé, Frédéric Dalème, se suicide un soir à l’Elysée, d’une balle dans la tête. Pour gérer la communication de cette crise qui risque de faire des vagues, le président de la République, Jacques Rohmerieu, décide de s’adjoindre les services d’une spécialiste : Claire Ferran. Confrontée aux spéculations déclenchées par le suicide inexplicable du ministre à qui tout semblait réussir, Claire Ferran fait des découvertes troublantes.
    • La Solitude du pouvoir : téléfilm réalisé par Josée Dayan avec Pascal Elbé, Jacques Spiesser, Irène Jacob, écrit par Philippe Besson, produit par PassionFilms et Be-films. Pierre Vasseur est le président de la République. Confronté à une crise politique, à la colère de la rue, aux attaques de la presse, il lui faut tenir bon. En butte à sa fille qui lui reproche son renoncement à un idéal, il doit s’arranger avec sa conscience. Dans ces heures troubles, l’autorité, le sang-froid et l’habileté de cet homme sont en balance avec sa paranoïa, son impatience et son cynisme.
  5. Enfin, quelques ovnis :
    • Prix de la meilleure interprétation masculine à La Rochelle (Lyes Salem) et Prix de la meilleure musique (Alex Jaffray et Gilles Facerias) pour Il était une fois… peut-être pas pour France 3. Unitaire réalisé par Charles Nemes, écrit par Akli Tadjer, produit par Endemol fiction (Nora Melhli – 98’) qui raconte l’histoire de Myriam, fille unique, qui demande à son père, Mohamed, l’impossible : héberger Gaston, son amoureux, quelques jours. De quoi perturber l’équilibre affectif de cet artificier misanthrope qui pour se consoler de l’ingratitude des vivants, convoque la glorieuse légende de ses ancêtres algériens, son propre Mille et une nuits, qu’il contait chaque soir à sa fille chérie pour l’endormir, afin d’éviter la révélation trop brutale d’un secret de famille.
    • Prix du jeune espoir masculin (Boris Vigneron) avec Comme un air d’Autoroute pour ARTE, réalisé par Vincent Burgevin, Franck Lebon, écrit par Jérôme Bruno, Vincent Burgevin, Edgar F. Grima, Franck Lebon, Jean Vocat, Boris Vigneron, produit par Sophie Deloche et Philippe Braunstein (Astharté et Compagnie, Les Films d’Avalon) qui retrace l’histoire de Peter, un homme qui a fait de l’aire d’autoroute qui l’a vu grandir un espace de comédie musicale, joyeux et extravagant, à son image. Entouré par une tribu d’employés fantasques, il résiste aux assauts de Degrand Groupe, le pétrolier qui ambitionne de devenir le maître incontesté de l’autoroute en récupérant la dernière aire qui lui échappe encore.
    • Prix de la direction artistique pour Je vous ai compris sur Arte, réalisé par Franck Chiche, écrit par Frank Chiche et Georges Fleury, produit par Laurent Thiry et Laurent Combelles (Magnificat Films) qui raconte l’assaut dans la nuit du 21 avril 1961, dans l’espoir de mettre un terme à la politique menée par le général de Gaulle et conduisant à l’indépendance du peuple algérien, du 1er Régiment Étranger de Parachutistes sur Alger. Malika, Jacquot et Thomas s’apprêtent à affronter leur destin. Tous les trois ont entre 20 et 30 ans. Tous les trois aiment l’Algérie. Mais chacun à sa manière et surtout chacun la leur, qui évidemment n’est pas celle des deux autres.
    • Un traitement non consensuel de la vocation religieuse avec Ainsi soient-ils qui fait la rentrée d’ARTE et qui suit la formation de séminaristes en 8 x 52′ de cinq jeunes candidats à la prêtrise sont sur le point de changer radicalement de vie. En entrant au Séminaire des Capucins, ils vont apprendre à suivre la voie de Dieu et devenir ses ministres. La série est réalisée par Elisabeth Marre, Olivier Pont, Rodolphe Tissot ; écrite par Vincent Poymiro et David Elkaïm ; produite par Zadig Productions (Paul Rozenberg).
    • Une reprise de l’historique biographique avec Berthe Morisot pour France 3, téléfilm réalisé par Caroline Champetier, directrice de la photo renommée et césarisée pour Des Hommes et des Dieux, écrit par Sylvie Meyer, Philippe Lasry, produit par David Kodsi (K’ien Productions) retraçant la relation ambigüe tissée entre Manet et Berthe Morisot, qui deviendra la première peintre professionnelle et la première impressionniste. Le film est porté par Marine Delterme et Malik Zidi.
    • Dans la même veine sur France 3, Malgré elles, réalisé par Denis Malleval avec Flore Bonaventura, Louise Herrero, écrit par Nina Barbier, Séverine Jacquet et Barbara Grinberg, produit par Italique Productions. Alice et Lisette vivent en Alsace-Lorraine. Elles ont 17 ans en 1943 lorsqu’elles sont arrachées à leur famille pour travailler en Allemagne. Après six mois dans un camp d’endoctrinement, elles sont envoyées dans une usine d’armement puis dans une maternité, où elles vont découvrir l’organisation implacable des nazis pour constituer une « race pure ».
    • Prix de la meilleure interprétation féminine pour Sienna Miller et Golshifteh Farahani pour Just like a woman sur Arte, réalisé par Rachid Bouchareb, écrit par Rachid Bouchareb, Joelle Touma, Marion Doussot, produit par Tessalit Productions (Allen Bain) en coproduction avec The Bureau (Bertrand Faivre), qui raconte l’odyssée américaine de Marylin, jolie trentenaire qui rêve de devenir danseuse du ventre professionnelle, et de Mona, jeune immigrée égyptienne recherchée par la police. Ce film est le premier d’un triptyque américain du réalisateur de Hors-la-loi et d’Indigènes, sur les relations entre l’Amérique et le monde arabe.
    • Enfin, autre ovni de taille : Métal Hurlant chronicles sur France 4, série audacieuse de guillaume Lubrano qui en a financé 40% du budget tout seul en adaptant le célèbre magazine créée par Moebius, Druillet et Dionne. Les épisodes, indépendants, ont en commun le Métal Hurlant, un météore qui parcourt l’espace-temps en impulsant du changement dans la vie de ceux qu’il rencontre.

Que retenir ? Une envie de voyage et d’être au coeur des préoccupations des français en enfonçant le clou d’une réalité en crise : France TV fait du France TV en se restreignant sur l’historique tandis que les autres se concentrent sur leur coeur de cible. En ces temps de crise, la course au tout-série semble marquer le pas tandis qu’on joue à fond sur la sécurité, tout en laissant un petit appel d’air à quelques ovnis (vrai surtout pour les outsiders comme Arte). Alors, motivés à rebooster les audiences du groupe public ? Qu’en pensez-vous ?

2 comm. sur « Rentrée tv : FTV et ARTE au coeur de drames de société »

  1. Anonyme écrit le 23 novembre 2012 à 08:06

    Julie,
    Es-tu certaine que "la crise est belle et bien…"?

    Etonné par ta formule j'ai cherché: Bel et bien est une locution adverbiale invariable signifiant : vraiment.

    Mais, même si la crise est vraiment là, une optimiste a bien raison de la voir belle.
    Amicalement.

  2. Ecrit écrit le 23 novembre 2012 à 08:36

    Cher anonyme : voilà qui est corrigé… Merci de votre vigilance ! À bientôt, Julie

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